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DROIT

Contrôle URSSAF : un lien direct vers la Charte du cotisant n’est pas obligatoire

Source unique·il y a 13 j

La Cour de cassation clarifie les obligations de l’URSSAF en matière d’information des cotisants lors d’un contrôle. Dans un arrêt du 24 septembre 2026, elle précise que l’avis de contrôle n’a pas à inclure un lien direct vers la Charte du cotisant contrôlé, mais doit simplement en mentionner l’existence, l’adresse de consultation et la possibilité de l’obtenir sur demande. Cette décision tranche un débat sur la portée de l’obligation d’information préalable, soulignant les limites de l’annulation d’un redressement pour vice de procédure.

Quelle est la décision centrale de la Cour de cassation dans cet arrêt du 24 septembre 2026 ?

La Cour de cassation estime que l’avis de contrôle URSSAF doit mentionner l’existence de la Charte du cotisant contrôlé, indiquer son adresse électronique de consultation et préciser qu’elle peut être obtenue sur demande. En revanche, elle n’impose pas à l’URSSAF d’inclure un lien direct vers ce document, ce qui rend irrecevable l’annulation d’un redressement pour défaut de lien direct.

Pourquoi la Cour d’appel avait-elle annulé le redressement dans cette affaire ?

La Cour d’appel avait annulé le redressement en considérant que l’URSSAF ne démontrait pas que son site permettait, au moment de l’envoi de l’avis, d’accéder directement à la charte et de la télécharger. Elle avait retenu que l’organisme devait porter le contenu de la charte à la connaissance du cotisant, sans que ce dernier n’ait à en faire la demande.

Quels sont les trois éléments obligatoires que doit contenir un avis de contrôle URSSAF concernant la Charte du cotisant contrôlé ?

L’avis doit d’abord signaler l’existence de la charte, préciser l’adresse électronique où elle est consultable, et indiquer qu’elle peut être adressée au cotisant sur sa demande. Ces mentions doivent permettre à l’entreprise de prendre connaissance de ses droits avant le début du contrôle.

Ce que ça pourrait changer

Cette jurisprudence renforce la sécurité juridique des contrôles URSSAF en limitant les possibilités d’annulation pour vice de procédure lié à l’information préalable. Les entreprises doivent désormais vérifier la présence des trois mentions obligatoires dans l’avis, mais peuvent se contenter de ces indications sans exiger un accès direct au document. Pour les praticiens en paie et RH, cela implique une vigilance accrue sur la conformité des avis reçus, tout en évitant des contestations infondées basées sur des détails techniques d’accès à la charte.

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