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DROIT

Ordres des professionnels de santé : l’exclusion définitive de certaines instances après une sanction disciplinaire est conforme à la Constitution

Source unique·il y a 20 j

Le Conseil constitutionnel a tranché : l’exclusion définitive des instances ordinales des professionnels de santé, consécutive à une sanction disciplinaire, est constitutionnelle. Cette décision du 24 septembre 2026, rendue dans le cadre de la question prioritaire de constitutionnalité n° 2026-1220 QPC, interroge la frontière entre la protection de l’intérêt général et les droits individuels des élus sanitaires. Elle révèle une interprétation stricte des règles déontologiques, au nom de l’intégrité des ordres professionnels.

Quelle sanction disciplinaire peut entraîner une exclusion définitive des instances ordinales selon le Conseil constitutionnel ?

Une interdiction temporaire d’exercer ou une radiation prononcée contre un professionnel de santé peut, selon la décision n° 2026-1220 QPC, entraîner la privation définitive du droit de siéger dans un conseil de l’ordre ou dans certaines de ses instances. Pour un élu concerné, ces sanctions peuvent également conduire à une déclaration de démission d’office.

Qui est à l’origine de cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC) et pourquoi ?

La QPC n° 2026-1220 a été soulevée dans le cadre d’un contentieux disciplinaire opposant un professionnel de santé sanctionné à l’ordre dont il était membre. L’enjeu était de vérifier si l’exclusion automatique de ses instances, en cas de radiation ou d’interdiction d’exercer, était conforme aux principes constitutionnels, notamment ceux liés aux droits des élus et à la proportionnalité des sanctions.

Quels sont les effets concrets de cette décision pour les professionnels de santé élus dans les ordres ?

Pour les élus concernés, une sanction disciplinaire lourde (radiation ou interdiction d’exercer) se traduit désormais par une exclusion définitive de toute participation aux instances ordinales, sans possibilité de réintégration ultérieure. Cette mesure s’applique même si la sanction initiale était temporaire, ce qui renforce le caractère irréversible de la sanction pour l’élu.

Ce que ça pourrait changer

Cette décision pourrait renforcer la rigueur des ordres professionnels dans la gestion des manquements déontologiques, en offrant un cadre juridique clair pour exclure définitivement les élus fautifs. Elle soulève cependant des questions sur l’équilibre entre la protection de l’intérêt collectif et le respect des droits individuels, notamment en matière de réinsertion professionnelle. Les professionnels de santé pourraient désormais anticiper des conséquences plus lourdes en cas de manquement, ce qui pourrait influencer leur comportement et leur engagement dans les instances ordinales.

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