Les entreprises qui passent à la semaine de quatre jours sont-elles plus productives ? Une étude menée sur 15 entreprises apporte des réponses
Alors que les modèles traditionnels du travail sont remis en question par l’épuisement professionnel et les promesses technologiques, la semaine de quatre jours émerge comme une réponse concrète. Une étude australienne sur 15 entreprises révèle que ce modèle, loin d’affaiblir la productivité, pourrait en réalité la renforcer tout en répondant à des enjeux sociaux majeurs. Mais au-delà des chiffres, c’est une remise en cause profonde des normes de performance et de bien-être au travail qui se dessine.
Quels sont les résultats concrets de l’adoption de la semaine de quatre jours selon l’étude australienne ?
Sur les 15 entreprises étudiées, 14 ont maintenu le modèle « 100:80:100 » après l’expérimentation, et aucune n’a enregistré de baisse de productivité. Six d’entre elles ont même constaté une amélioration, tandis que les autres ont observé une stabilité des performances. La note moyenne attribuée à cette organisation par les dirigeants s’élève à 8,5/10.
Quelles motivations ont poussé ces entreprises à adopter la semaine de quatre jours, et comment cela se distingue-t-il des discours habituels sur la productivité ?
Contrairement aux arguments souvent avancés sur l’efficacité économique, la principale motivation pour six des entreprises était la lutte contre le burn out, un phénomène touchant un salarié australien sur deux en 2025. Pour d’autres, il s’agissait d’une cohérence entre les valeurs prônées par l’entreprise et ses pratiques internes, comme le montre l’exemple d’une dirigeante du secteur financier.
Quels indicateurs ont été utilisés pour évaluer le succès de cette organisation du travail ?
Les entreprises ont mobilisé des indicateurs variés, incluant le chiffre d’affaires, les bénéfices, le respect des délais, le Net Promoter Score (satisfaction client), ainsi que des mesures liées à la santé des salariés comme le taux de départs, l’absentéisme ou les arrêts maladie pour raisons psychologiques.
Ce que ça pourrait changer
Cette étude suggère que la semaine de quatre jours pourrait devenir un levier de transformation des modèles productifs, surtout dans un contexte où l’IA promet des gains de productivité difficiles à redistribuer équitablement. Elle interroge aussi la durabilité de cette organisation sur le long terme, alors que les entreprises restent encore peu nombreuses à l’avoir adoptée de manière permanente.

