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SCIENCES

Aurelio Rojas, cardiologue : « Les tomates font partie des meilleurs aliments pour protéger le cœur, mais il est préférable de les cuire et de les assortir d’une matière grasse comme l’huile d’olive »

Source unique·il y a 7 j

Le cardiologue Aurelio Rojas réhabilite la tomate comme aliment star pour la santé cardiovasculaire, mais en en précisant les modalités de consommation. Son conseil, contre-intuitif, de privilégier la cuisson et l’association avec une matière grasse comme l’huile d’olive interroge les habitudes alimentaires et les mécanismes biochimiques sous-jacents. Cette recommandation, fondée sur des propriétés nutritionnelles spécifiques, invite à repenser la place des légumes dans les stratégies préventives contre les maladies du cœur.

Pourquoi le cardiologue Aurelio Rojas recommande-t-il de cuire les tomates plutôt que de les consommer crues pour protéger le cœur ?

Selon Aurelio Rojas, la cuisson des tomates permet une meilleure biodisponibilité du lycopène, un antioxydant puissant associé à la réduction des risques cardiovasculaires. Ce composé, naturellement présent dans la tomate, est mieux absorbé par l’organisme lorsqu’il est soumis à la chaleur, ce qui en optimise les effets protecteurs sur le système cardiovasculaire.

Quelle est l’importance de l’association entre la tomate cuite et une matière grasse comme l’huile d’olive dans cette recommandation ?

L’ajout d’une matière grasse, comme l’huile d’olive, est crucial car le lycopène est liposoluble. Sans cette association, l’absorption du composé par l’intestin reste limitée, réduisant ainsi l’efficacité de la tomate dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Cette synergie illustre l’importance des couples alimentaires dans l’optimisation des apports nutritionnels.

Quels sont les mécanismes biochimiques ou physiologiques qui expliquent l’effet protecteur de la tomate cuite sur le cœur ?

Le lycopène, en agissant comme un piégeur de radicaux libres, limite l’oxydation du cholestérol LDL (« mauvais cholestérol »), un facteur clé dans le développement des plaques d’athérome. De plus, son action anti-inflammatoire réduit le stress oxydatif des vaisseaux sanguins, contribuant ainsi à la prévention des maladies cardiovasculaires. Ces mécanismes s’appuient sur des études épidémiologiques et des essais cliniques, bien que les détails précis des interactions moléculaires ne soient pas détaillés dans l’article.

Ce que ça pourrait changer

Cette recommandation pourrait inciter à repenser les conseils nutritionnels traditionnels, souvent centrés sur la consommation de légumes crus pour préserver leurs vitamines. Elle souligne aussi l’importance d’intégrer des stratégies culinaires dans les recommandations de santé publique, plutôt que de se limiter à des listes d’aliments. Enfin, elle met en lumière le rôle des lipides sains dans l’alimentation, souvent sous-estimé dans les régimes cardioprotecteurs. Une telle approche pourrait influencer les politiques de santé, notamment en matière de prévention des maladies cardiovasculaires.

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