Contrôle URSSAF : les mentions de l’avis relatives à la charte du cotisant suffisent à informer l’entreprise
La Cour de cassation clarifie, dans un arrêt du 24 septembre 2026, les modalités d’information des entreprises lors d’un contrôle URSSAF, en précisant le rôle de la Charte du cotisant contrôlé. Cette décision soulève une question centrale : dans quelle mesure une mention générique dans l’avis préalable suffit-elle à garantir le respect des droits du cotisant ? L’enjeu dépasse le cadre procédural pour interroger l’équilibre entre efficacité administrative et protection des acteurs économiques, alors que les contrôles sociaux restent un levier de régulation majeur.
Quelle est la portée de l’arrêt rendu par la Cour de cassation le 24 septembre 2026 concernant les contrôles URSSAF ?
L’arrêt précise que l’avis préalable à un contrôle URSSAF doit simplement mentionner l’existence de la Charte du cotisant contrôlé, indiquer son adresse en ligne et proposer de l’envoyer sur demande. Si ces mentions sont présentes, un redressement ne peut être annulé pour défaut d’information, même si la charte n’est pas jointe à l’avis. Cette interprétation renforce la flexibilité administrative tout en encadrant strictement les obligations de l’URSSAF.
Pourquoi cette décision est-elle significative pour les entreprises concernées par un contrôle URSSAF ?
Elle limite les recours possibles des entreprises contre les redressements en cas d’irrégularités procédurales liées à l’information sur la charte. Les entreprises ne pourront plus invoquer un défaut d’information systématique si les mentions minimales requises sont respectées, ce qui réduit les marges de manœuvre pour contester les procédures de contrôle.
Quel texte juridique encadre cette obligation d’information de l’URSSAF ?
L’obligation repose sur l’article R. 243-59 du Code de la sécurité sociale, tel qu’applicable pour un contrôle engagé en 2019. Ce texte impose à l’URSSAF de signaler l’existence de la Charte du cotisant contrôlé et de faciliter son accès, sans exiger une transmission systématique.
Ce que ça pourrait changer
Cette jurisprudence pourrait renforcer la confiance des entreprises dans la régularité des procédures de contrôle, tout en limitant les contentieux liés à des vices de forme. Pour les URSSAF, elle simplifie la gestion des avis préalables, mais elle rappelle l’importance d’une information claire et accessible pour éviter toute contestation ultérieure. À long terme, cette décision pourrait influencer d’autres domaines du droit social où la transparence procédurale est cruciale.

