Aurelio Rojas, cardiologue : « Les tomates font partie des meilleurs aliments pour protéger le cœur, mais il est préférable de les cuire et de les accompagner d’une matière grasse comme l’huile d’oliv
Si les tomates sont souvent célébrées pour leurs vertus nutritionnelles, une recommandation méconnue émerge des travaux du cardiologue Aurelio Rojas : leur consommation crue serait moins efficace que leur version cuite, surtout lorsqu’elles sont associées à une matière grasse comme l’huile d’olive. Cette nuance soulève des questions sur les mécanismes biologiques en jeu et interroge les habitudes alimentaires traditionnelles, où la tomate fraîche domine souvent les assiettes.
Pourquoi la cuisson de la tomate et son association avec une matière grasse optimisent-elles ses bienfaits cardiovasculaires selon Aurelio Rojas ?
Le cardiologue souligne que la cuisson libère davantage de lycopène, un antioxydant puissant présent dans la tomate, dont l’absorption par l’organisme est favorisée par les lipides. L’huile d’olive, en particulier, agit comme un vecteur permettant une meilleure biodisponibilité de ce composé, renforçant ainsi son rôle protecteur contre les maladies cardiovasculaires.
Quels sont les risques cardiovasculaires que le lycopène pourrait contribuer à réduire, selon les travaux cités ?
Aurelio Rojas évoque principalement la prévention de l’athérosclérose et la régulation de la pression artérielle, deux facteurs clés dans la santé cardiovasculaire. Le lycopène, en neutralisant les radicaux libres, limiterait l’oxydation du cholestérol LDL, un processus central dans le développement des plaques athéromateuses.
Cette recommandation s’applique-t-elle à tous les types de tomates ou existe-t-il des variétés plus adaptées ?
L’article ne précise pas de variétés spécifiques, mais insiste sur la nécessité d’une cuisson pour maximiser l’absorption du lycopène. Les tomates rouges, généralement plus riches en ce composé, sont implicitement ciblées, sans distinction entre les cultivars (cerise, cœur de bœuf, etc.).
Quelles limites ou zones d’ombre persistent concernant cette recommandation alimentaire ?
L’article ne fournit pas d’études cliniques détaillées ni de données quantitatives sur l’impact réel de cette pratique comparée à une consommation crue. Par ailleurs, les mécanismes exacts de synergie entre le lycopène et les lipides ne sont pas expliqués en profondeur, laissant ouverte la question des doses optimales ou des éventuels effets indésirables en cas de surconsommation.
Ce que ça pourrait changer
Cette recommandation pourrait inciter à repenser les habitudes culinaires autour de la tomate, notamment dans les régimes méditerranéens où elle est omniprésente. Elle invite aussi à une réflexion sur l’éducation nutritionnelle, où la cuisson et l’association avec des graisses saines pourraient devenir des critères de choix pour des aliments perçus comme universellement bénéfiques. À plus grande échelle, cela pourrait renforcer l’intérêt pour des recherches sur la biodisponibilité des nutriments dans d’autres aliments, redéfinissant ainsi les guidelines alimentaires préventives.

