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Manquer de sommeil augmente le risque de démence de 18%, trop dormir l'augmente de 28% : les scientifiques plaident pour un juste milieu

Science & Vie · mis à jour il y a 4 j

Les nuits trop courtes comme les nuits trop longues augmenteraient le risque de démence. La durée de sommeil idéale tient dans une fourchette resserrée, et la dépasser pèserait davantage que de rester en dessous..

Dormir trop ou trop peu

Une étude récente montre que le manque de sommeil ou un sommeil excessif augmente significativement le risque de développer une démence, une maladie neurodégénérative qui affecte la mémoire et les fonctions cognitives. Dormir moins de 7 heures par nuit est associé à une hausse de 18 % du risque de démence, tandis que dormir plus de 10 heures par nuit augmente ce risque de 28 %. Ces chiffres proviennent d’une analyse portant sur des données médicales et comportementales collectées sur plusieurs années. La démence désigne un ensemble de symptômes liés à la dégradation progressive des cellules nerveuses, comme dans la maladie d’Alzheimer. Les mécanismes exacts reliant la durée du sommeil à la démence restent partiellement incompris, mais les chercheurs suspectent que des perturbations du cycle veille-sommeil pourraient favoriser l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau, un marqueur connu de cette maladie.

Un juste milieu nécessaire

Les scientifiques soulignent l’importance de trouver un équilibre dans la durée du sommeil pour préserver la santé cérébrale. Dormir entre 7 et 9 heures par nuit semble être la fourchette idéale pour minimiser les risques de démence, selon les auteurs de l’étude. Cette recommandation s’aligne sur les conseils des autorités sanitaires, comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui préconisent une durée de sommeil adaptée à l’âge. Un sommeil trop court ou trop long pourrait refléter des problèmes de santé sous-jacents, comme des troubles du sommeil (apnée du sommeil, insomnie) ou des maladies chroniques (diabète, dépression), qui sont eux-mêmes des facteurs de risque pour la démence. Les chercheurs insistent donc sur la nécessité de consulter un médecin en cas de troubles persistants du sommeil.

Mécanismes et facteurs de risque

Les scientifiques explorent plusieurs pistes pour expliquer le lien entre la durée du sommeil et la démence. D’une part, un sommeil insuffisant pourrait perturber l’élimination des toxines accumulées dans le cerveau pendant la journée, un processus essentiel pour maintenir son bon fonctionnement. D’autre part, un sommeil excessif pourrait indiquer un état de fatigue chronique ou des problèmes de santé non diagnostiqués, comme des troubles métaboliques ou cardiovasculaires. L’étude suggère également que les personnes dormant moins de 7 heures ou plus de 10 heures par nuit ont souvent des profils de santé moins favorables, avec un taux plus élevé d’hypertension, de diabète ou d’obésité. Ces facteurs, combinés à la durée du sommeil, pourraient expliquer l’augmentation du risque de démence.

Ce que ça pourrait changer

Pour réduire les risques liés à la durée du sommeil, les experts recommandent d’adopter des habitudes favorisant un sommeil de qualité. Cela inclut une routine régulière, comme se coucher et se lever à heures fixes, éviter les écrans avant le coucher, et maintenir une chambre à coucher calme et sombre. Il est également conseillé de limiter la consommation de caféine et d’alcool en soirée, car ces substances peuvent perturber le sommeil. En cas de difficultés persistantes à dormir, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour identifier d’éventuels troubles du sommeil ou des problèmes de santé sous-jacents. Ces mesures, combinées à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière, pourraient contribuer à préserver la santé cérébrale à long terme.

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