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L’outil de traduction avec IA du fédéral génère des erreurs

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 h

Par exemple, « TB (Translation bureau) » a été traduit par « Tuberculose »..

Erreurs majeures de GCtraduction

L’outil de traduction automatisée GCtraduction, déployé par le gouvernement fédéral canadien en septembre 2025, a généré de nombreuses erreurs lors de ses six premiers mois d’utilisation. Ces erreurs concernent principalement les traductions de l’anglais vers le français et incluent des confusions de termes courants. Par exemple, l’acronyme TB (pour Translation Bureau) a été traduit par tuberculose, et l’expression projet d’intérêt national a été mal interprétée. D’autres anomalies ont été relevées, comme la traduction du mot indigenous (autochtone) par indigène, ou encore la modification de prénoms comme Mike devenant Stéphanie. Ces erreurs soulèvent des inquiétudes quant à la fiabilité de l’outil, notamment pour des documents officiels ou des communications avec le public francophone.

Conséquences et risques

Les erreurs de traduction peuvent avoir des conséquences graves, selon les fonctionnaires interrogés. Par exemple, une mauvaise traduction dans un formulaire d’impôt pourrait priver un contribuable francophone d’un crédit d’impôt accessible aux anglophones. Dans un autre cas, un manuel d’instruction mal traduit pour un équipement militaire pourrait entraîner des accidents. Les traducteurs professionnels, comme Antoine Héberger (vice-président de l’Association canadienne des employés professionnels), soulignent que ces erreurs risquent de nuire à la qualité des communications au sein du gouvernement et avec la population. Le document obtenu par Radio-Canada révèle également des incohérences dans les traductions, comme un même mot traduit différemment selon les parties d’un document, ou des acronymes laissés en anglais alors que le terme complet a été traduit.

Contexte et déploiement

Le prototype GCtraduction a été lancé en septembre 2025 dans six organisations fédérales : Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), le Bureau du Conseil privé, le ministère des Finances, Patrimoine canadien, le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada et la Gendarmerie royale du Canada. En trois mois, l’outil a traduit 60 millions de mots, et depuis son lancement, plus de 725 millions de mots ont été traités. Initialement appelé SPAC Traduction, il était encore en phase de test lors de son déploiement. Le gouvernement fédéral reconnaît que l’outil n’a pas été entraîné pour traduire des expressions familières ou des termes spécialisés, mais vise à fournir des traductions instantanées pour des textes courants.

Améliorations et encadrement

Le gouvernement fédéral affirme que des efforts sont déployés pour améliorer GCtraduction, notamment en réévaluant régulièrement la qualité des traductions et en réentraînant les modèles d’intelligence artificielle. Des traducteurs humains supervisent désormais l’outil, et le Bureau de la traduction continue de travailler à son perfectionnement. Le ministre Joël Lightbound (responsable de la Transformation du gouvernement) indique que GCtraduction a permis d’augmenter l’utilisation du français dans la fonction publique, avec 30 % des traductions effectuées du français vers l’anglais, soit trois fois plus que la proportion habituelle. Cependant, la commissaire aux langues officielles, Kelly Burke, insiste sur la nécessité d’un encadrement strict pour éviter des erreurs graves, notamment en intégrant les langues officielles dans la Stratégie en matière d’intelligence artificielle pour la fonction publique d’ici mars 2027.

Ce que ça pourrait changer

Avant même son déploiement officiel, des fonctionnaires avaient signalé des problèmes avec une version antérieure de l’outil, appelée *SPAC Traduction*. Par exemple, les mots *should* et *must* avaient été traduits par *doit*, ce qui pouvait poser des problèmes juridiques. Une autre erreur concernait la traduction de *persons with disabilities* (personnes en situation de handicap) par *personnes handicapées*, une formulation jugée moins inclusive. Ces alertes n’ont pas empêché le déploiement de *GCtraduction*, mais ont mis en lumière les limites des outils d’intelligence artificielle pour des traductions complexes ou culturellement sensibles.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.