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Philosophie

Le cri du cœur d’Emmanuel Macron

AOC Media · mis à jour il y a 10 j

« Je n'aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas », a confié Emmanuel Macron.

Aveu Macron sur les ados

Emmanuel Macron a fait un aveu public en déclarant : « Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas ». Cette phrase, prononcée dans un contexte politique, révèle une distance entre le président et les jeunes générations. Elle éclaire aussi la réponse apportée par son gouvernement aux mobilisations lycéennes et collégiennes contre la dégradation des conditions scolaires. Ces dernières dénoncent notamment le manque de moyens dans les établissements, comme la vétusté des locaux ou le nombre excessif d’élèves par classe. La santé mentale des jeunes, pourtant présentée comme une grande cause nationale en juin 2026, n’a pas bénéficié de mesures concrètes durables.

Santé mentale des jeunes

En juin 2026, Stéphanie Rist, alors ministre de la Santé, avait annoncé une mesure phare pour la santé mentale des jeunes : un système de « coupe-file » permettant une prise en charge sous 48 heures par un psychologue, un psychiatre ou un pédopsychiatre, si un membre du personnel éducatif estimait qu’un élève pouvait représenter un danger pour lui-même ou pour autrui. Cette initiative visait à répondre à la crise de santé mentale chez les adolescents, un enjeu reconnu par le gouvernement. Pourtant, quatre mois plus tard, aucune amélioration tangible n’est visible, et les jeunes continuent de manifester pour dénoncer l’abandon des établissements scolaires.

Mobilisations lycéennes

Depuis septembre 2026, des collégiens et lycéens descendent dans la rue pour protester contre les conditions d’études dégradées. Leurs revendications portent sur le manque de personnel enseignant, la vétusté des bâtiments scolaires, et les effectifs pléthoriques dans les classes. Leur mobilisation a été qualifiée de violente par le gouvernement, qui l’attribue à une manipulation politique, notamment par La France Insoumise. Cependant, sur le terrain, des professeurs et élus locaux tentent d’apaiser les tensions et de limiter les violences policières, bien que ces dernières soient niées par le pouvoir en place.

Réponse gouvernementale

Face aux protestations, le gouvernement a choisi une réponse sécuritaire plutôt que des mesures concrètes. Les forces de l’ordre ont utilisé des LBD (Lanceurs de Balles de Défense), des armes intermédiaires tirant des projectiles en caoutchouc, pour disperser les manifestants. Parallèlement, des vidéos truquées ont circulé sur les réseaux sociaux pour discréditer les jeunes, comme celle montrant Bally Bagayoko, accusé à tort d’avoir mis le feu à un portail de lycée. En réalité, les images complètes révèlent qu’il tentait d’éviter la propagation d’un incendie ou de protéger des lycéens des charges policières. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé l’ouverture d’une plateforme de concertation au ministère de l’Intérieur, un choix symbolique qui interroge sur la volonté réelle de dialogue.

Ce que ça pourrait changer

La concertation annoncée par Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, se tient au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, un lieu chargé de symboles. Cette localisation interroge sur la priorité donnée à la répression plutôt qu’au dialogue. Le gouvernement promet d’écouter les lycéens, d’examiner leurs demandes et d’apporter des réponses, mais cette initiative intervient dans un contexte où les jeunes se sentent ignorés et méprisés. Les mesures annoncées, comme le *coupe-file* en santé mentale, restent lettre morte, tandis que les LBD et les vidéos truquées dominent la réponse publique, illustrant un décalage entre les discours et les actes.

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