Duhaime présente le PCQ comme un «rempart» contre un référendum
Le parti passe à l’offensive hors de la région de Québec, ainsi qu’auprès des anglophones..
Les élections générales au Québec sont prévues pour le 5 octobre 2026. À cette date, les Québécois éliront les membres de l'Assemblée nationale, qui formeront le gouvernement provincial. Le Parti conservateur du Québec (PCQ), dirigé par Éric Duhaime, se positionne comme un acteur clé de ce scrutin. Le chef conservateur mise sur une stratégie offensive pour élargir son électorat en dehors de la région de Québec, notamment dans des circonscriptions comme Victoriaville, où il espère contester des sièges traditionnellement détenus par le Parti québécois (PQ). Cette élection s'inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions autour de la question souverainiste, un enjeu central de la vie politique québécoise depuis des décennies.
Éric Duhaime présente le Parti conservateur du Québec (PCQ) comme le principal rempart contre un référendum sur l'indépendance du Québec. Pour lui, un gouvernement péquiste majoritaire pourrait relancer ce débat, et seul son parti serait en mesure de bloquer cette initiative. Le terme référendum désigne ici une consultation populaire où les Québécois seraient appelés à voter pour ou contre la souveraineté de la province. Duhaime insiste sur le fait que le PCQ est le seul parti capable de mobiliser suffisamment d'électeurs pour empêcher le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, d'atteindre cet objectif. Cette stratégie vise à rassembler les électeurs fédéralistes et indécis autour d'une alternative au PQ.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) connaît une progression significative dans les sondages, avec 18 % d'intentions de vote à l'échelle provinciale, selon l'institut Léger. Cette performance représente une première pour le parti, qui atteint également 25 % chez les francophones et dans les régions en dehors de Montréal et de Québec. Ces chiffres illustrent une dynamique de croissance, notamment dans des circonscriptions traditionnellement péquistes ou libérales. Éric Duhaime souligne que cette montée est le résultat d'une stratégie ciblée, visant à séduire les électeurs inquiets par la perspective d'un référendum. L'agrégateur de sondages Qc125 estime que le PCQ pourrait faire élire 15 députés à l'Assemblée nationale, avec 11 circonscriptions considérées comme des gains presque certains.
Pour élargir son électorat, le Parti conservateur du Québec (PCQ) déploie une caravane électorale dans des régions éloignées de Québec, comme Victoriaville, où il espère ravir un siège au Parti québécois (PQ). Éric Duhaime cible particulièrement les électeurs anglophones, en promettant une collaboration avec tous les partis sauf sur la question du référendum. Il affirme que les anglophones doivent voter pour le PCQ pour éviter un référendum, tout en précisant que son parti est prêt à former des alliances minoritaires. Cette approche vise à capter des voix dans des circonscriptions où le Parti libéral du Québec (PLQ) est traditionnellement fort, mais en déclin selon les sondages.
Le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard, rejette l'idée que le Parti conservateur du Québec (PCQ) soit le seul rempart contre un référendum. Milliard souligne qu'Éric Duhaime a voté oui lors du référendum de 1995 sur la souveraineté, ce qui remet en cause sa crédibilité sur la question. Il affirme que son parti, le PLQ, vise à former le gouvernement plutôt qu'à simplement bloquer le PQ. Cette réponse illustre la rivalité entre les partis fédéralistes, chacun cherchant à se positionner comme la meilleure alternative au Parti québécois (PQ) dans un contexte électoral tendu.
Les projections électorales, comme celles de l'agrégateur Qc125, indiquent que le Parti conservateur du Québec (PCQ) pourrait entrer à l'Assemblée nationale avec 15 députés. Parmi les 20 circonscriptions clés, 11 sont considérées comme des gains presque certains, tandis que 2 autres penchent en faveur des conservateurs et 7 sont disputées entre le PQ et le PCQ. Ces estimations, bien que sujettes à des variations de plus ou moins 6 points de pourcentage, reflètent une compétition serrée dans plusieurs régions. L'enjeu principal reste la capacité du PCQ à mobiliser suffisamment d'électeurs pour influencer l'équilibre des forces et empêcher le PQ de former un gouvernement majoritaire.

