Duhaime présente le PCQ comme un «rempart» contre un référendum
Alors que les élections québécoises de 2026 s’annoncent comme un scrutin à haut risque pour les souverainistes, Éric Duhaime et son Parti conservateur du Québec (PCQ) se positionnent comme la seule alternative capable d’endiguer les ambitions référendaires du Parti québécois (PQ). En misant sur une stratégie offensive hors de son bastion traditionnel et en courtisant l’électorat anglophone, le PCQ cherche à capitaliser sur l’affaiblissement des autres formations politiques pour s’imposer comme un rempart contre un possible référendum sur l’indépendance.
Pourquoi Éric Duhaime présente-t-il le PCQ comme le seul parti capable de bloquer un référendum souverainiste ?
Le chef conservateur justifie cette position en soulignant la progression de son parti dans les sondages, notamment chez les francophones hors Montréal et Québec, ainsi que sa capacité à fédérer des électeurs indécis ou fédéralistes. Selon lui, le PCQ est le seul à même de contrer la « obsession référendaire » du PQ, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral (PLQ) perdent du terrain.
Quels sont les arguments avancés par le Parti libéral pour contester cette stratégie conservatrice ?
Charles Milliard, chef du PLQ, reproche à Éric Duhaime de « voter stratégique » en ciblant les souverainistes, tout en soulignant que lui-même vise à former un gouvernement plutôt qu’à simplement bloquer le PQ. Il rappelle également que Duhaime a voté « oui » en 1995, ce qui, selon lui, discrédite sa posture de rempart contre le référendum.
Quelles circonscriptions le PCQ cible-t-il prioritairement pour ses gains électoraux ?
Le parti mise sur des circonscriptions péquistes vulnérables, notamment à Victoriaville (Arthabaska-L’Érable), présentée comme « la circonscription péquiste la plus menacée ». Selon les projections, onze circonscriptions seraient des gains « presque certains » pour le PCQ, tandis que deux autres sont jugées « enclines » à élire un député conservateur.
Quel est l’état actuel des intentions de vote pour le PCQ selon les sondages cités ?
Les données de Léger indiquent une progression du PCQ, avec 18 % d’appuis à l’échelle du Québec, une première selon Duhaime. Le parti atteint 25 % dans les régions hors Montréal et Québec, et se positionne en deuxième place chez les francophones dans ces mêmes zones. Cependant, ces chiffres s’accompagnent de marges d’erreur significatives pour les projections locales.
Ce que ça pourrait changer
Si le PCQ parvient à concrétiser ses gains, il pourrait non seulement empêcher un gouvernement majoritaire du PQ, mais aussi redessiner le paysage politique québécois en marginalisant la CAQ et le PLQ. Une telle dynamique risquerait d’affaiblir durablement le clivage traditionnel entre souverainistes et fédéralistes, au profit d’une polarisation autour de la question identitaire et de l’autonomie provinciale. La capacité du PCQ à maintenir son élan dépendra toutefois de sa capacité à convertir ses intentions de vote en sièges, dans un contexte où les marges d’erreur restent élevées.

