Aux États-Unis, des parents se mobilisent contre les excès d’écrans à l’école
Le recours aux écrans et aux applis éducatives est devenu omniprésent dans les écoles américaines. Aujourd’hui, des parents s’interrogent sur les bienfaits de ces outils, souvent synonymes d’addiction et de distraction en classe.
Aux États-Unis, des parents se mobilisent contre l'utilisation excessive des écrans dans les écoles publiques. Ce mouvement, né en 2026, s'organise en collectifs locaux pour alerter sur les dérives des outils numériques éducatifs. Miriam Kendall, mère de famille dans l'Illinois, est devenue une figure de ce mouvement après avoir découvert que sa fille de CE1 avait passé deux heures en classe à regarder des vidéos de Taylor Swift sur un iPad au lieu de suivre un cours. Son témoignage illustre les risques d'addiction et de distraction liés à ces outils, malgré leur promotion par les établissements scolaires. Ces collectifs, comme Screen Sense Evanston, militent pour des règles plus strictes sur l'usage des écrans en classe, voire leur interdiction totale dans certains cas.
Le recours aux écrans dans les écoles américaines s'est généralisé avec l'intégration des technologies numériques dans les programmes éducatifs. Les iPad et autres tablettes sont souvent présentés comme des outils pédagogiques innovants, mais leur utilisation intensive soulève des questions sur leur efficacité réelle. Les parents, comme Miriam Kendall, soulignent que ces dispositifs transforment les salles de classe en espaces de consommation passive de contenus, loin de l'apprentissage interactif et créatif. Par exemple, l'école de la fille de Miriam Kendall n'avait pas de règlement clair encadrant l'usage des écrans, ce qui a permis des dérives comme l'accès à des plateformes de divertissement comme YouTube pendant les heures de cours.
Face à la pression des parents, certaines écoles américaines commencent à revoir leurs politiques d'utilisation des écrans. Les collectifs comme Screen Sense Evanston poussent les conseils d'école à adopter des chartes strictes, limitant par exemple le temps d'écran ou interdisant les smartphones pendant les cours. Cependant, cette transition n'est pas toujours aisée, car les écoles dépendent souvent de subventions ou de partenariats avec des entreprises technologiques pour équiper leurs classes. Miriam Kendall et d'autres parents militent pour que les établissements privilégient des méthodes d'enseignement plus traditionnelles, comme les livres ou les activités manuelles, afin de réduire la dépendance aux écrans.
Les écrans en classe soulèvent des débats sur leur impact à long terme sur le développement des enfants. Les études citées par les parents mobilisés montrent que l'exposition prolongée aux écrans peut nuire à la concentration, à la mémoire et aux compétences sociales des élèves. Par exemple, le temps passé sur des plateformes comme YouTube pendant les heures de cours est considéré comme une perte de temps éducatif. Les parents insistent sur le fait que ces outils devraient être utilisés de manière ciblée et encadrée, et non comme un substitut aux méthodes d'enseignement classiques. Leur combat s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'équilibre entre innovation technologique et bien-être des enfants.
Pour faire entendre leur voix, les parents organisent des pétitions et des réunions avec les responsables scolaires. Ces actions collectives ont déjà permis de faire évoluer certaines politiques locales, comme l'interdiction des smartphones dans les écoles de certains États. Par exemple, Miriam Kendall a fondé le collectif *Screen Sense Evanston*, qui compte des dizaines de membres et milite pour une déconnexion totale des élèves pendant les heures de cours. Ces mouvements s'inscrivent dans une tendance plus large aux États-Unis, où d'autres États envisagent des lois pour limiter l'usage des écrans dans les écoles. Les parents espèrent que ces initiatives inspireront d'autres régions et créeront un effet domino.

