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En plein Mondial de l’Auto, l’Europe ferme la porte à une grande quantité de voitures chinoises

Presse-Citron · mis à jour il y a 3 j

Quand l’Europe a voulu taxer les voitures électriques chinoises, les marques se sont ruées vers l'hybride. Bruxelles légifère aussi sur ce segment et va réduire drastiquement le nombre de voitures importées depuis l’Empire du Milieu chaque année..

Nouveau quota européen

L’Union européenne (UE) a décidé de limiter strictement l’importation des voitures hybrides rechargeables chinoises à partir du 1er décembre 2026. Chaque année, un maximum de 350 000 véhicules de ce type pourront entrer sur le marché européen. Cette mesure vise à réduire l’influence des constructeurs chinois dans ce segment, où leur part de marché a fortement augmenté ces dernières années. L’UE s’appuie sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour justifier cette décision, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de protection de son industrie automobile. Les véhicules assemblés directement en Europe par des marques chinoises ne seront pas concernés par ce quota.

Stratégie des constructeurs

Face aux surtaxes imposées en 2024 sur les voitures 100 % électriques chinoises, les constructeurs de l’Empire du Milieu ont massivement pivoté vers les véhicules hybrides rechargeables. Ces modèles, exemptés de droits de douane exceptionnels, ont connu un essor spectaculaire en Europe. Au premier semestre 2026, les exportations chinoises d’hybrides vers l’UE ont triplé par rapport à la même période en 2025, atteignant 7,5 milliards de dollars. Les marques chinoises ont ainsi capté plus d’un quart des ventes d’hybrides rechargeables en Europe, contre moins de 2 % début 2024. Cette stratégie leur a permis de contourner les barrières douanières tout en répondant à la demande d’un marché où les infrastructures de recharge restent inégales.

Contexte économique tendu

L’UE affiche un déficit commercial de plus d’1 milliard d’euros par jour avec la Chine, ce qui signifie qu’elle importe bien plus de biens qu’elle n’en exporte vers ce pays. Ce déséquilibre menace directement les emplois et les usines européennes, notamment dans le secteur automobile, qui est un pilier industriel du continent. Bruxelles cherche donc à limiter l’afflux de véhicules chinois pour protéger ses propres constructeurs. En échange de cette restriction, la Chine a accepté de réduire les taxes sur certains produits européens, ce qui pourrait atténuer partiellement l’impact de la mesure sur les échanges commerciaux entre les deux blocs.

Ce que ça pourrait changer

Cette décision de l’UE pourrait pousser les constructeurs chinois à investir davantage dans des usines locales en Europe. En effet, les véhicules assemblés sur place ne seront pas soumis au quota de 350 000 unités par an. Cette mesure vise à encourager la production locale tout en freinant les importations massives. Parallèlement, les constructeurs européens devront faire face à une concurrence accrue sur le segment des hybrides rechargeables, où les marques chinoises ont déjà pris une place significative. Le *Mondial de l’Auto 2026*, qui se tient à Paris, illustre cette tension entre innovation et protectionnisme dans l’industrie automobile mondiale.

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