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Au moins un ex-joueur de la NFL sur quatre a développé l’ETC, selon une étude

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 j

Un joueur sur quatre décédé entre 2016 et 2021 souffrait d'encéphalopathie traumatique chronique..

Étude sur l'ETC

Une étude publiée dans le British Medical Journal révèle qu'au moins un ancien joueur de la Ligue nationale de football (NFL) sur quatre, décédé entre 2016 et 2021, souffrait d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC). Cette maladie dégénérative du cerveau, qui se manifeste par des troubles cognitifs et comportementaux, ne peut être diagnostiquée avec certitude qu'après le décès. Parmi les 878 anciens joueurs étudiés, 235 ont fait don de leur cerveau à la science. Parmi ces 235 cerveaux, 215 présentaient des signes d'ETC, soit un taux de 91,5 %. L'ETC est causée par des lésions cérébrales répétées, souvent liées à des chocs à la tête, et est particulièrement répandue chez les anciens athlètes exposés à des impacts fréquents.

Risques pour les joueurs

L'étude souligne que les anciens joueurs de la NFL ont un taux de mortalité dû aux maladies neurodégénératives environ quatre fois plus élevé que la population générale. Le Dr Daniel Daneshvar, auteur principal de l'étude et professeur à l'Université Harvard, explique que les lésions cérébrales traumatiques répétées sont un facteur clé dans l'apparition de maladies comme l'ETC ou la démence. Ces risques ne sont pas uniquement liés au football professionnel : la majorité des impacts à la tête surviennent lors des entraînements ou dans les ligues universitaires, secondaires ou mineures. Les chocs accumulés tout au long de la carrière sportive augmentent significativement le danger à long terme.

Réactions de la NFL

Un porte-parole de la NFL a déclaré que la ligue travaille activement à rendre le football américain plus sûr. Des mesures ont déjà été mises en place, comme la limitation en 2011 du nombre d'entraînements avec contact à moins d'un par semaine pendant la saison. En 2016, la Cour suprême a validé un règlement à l'amiable pour solder les poursuites liées aux commotions cérébrales intentées par des milliers de joueurs retraités. Malgré ces avancées, les chercheurs estiment que des mesures supplémentaires sont nécessaires, notamment en étendant ces règles aux niveaux universitaire, secondaire et chez les jeunes.

Solutions proposées

Les chercheurs recommandent des mesures de prévention ciblant la réduction des impacts répétés à la tête à tous les niveaux du football. Ils soulignent que près de 70 % des impacts à la tête surviennent lors des entraînements, et non pendant les matchs. Ainsi, des changements dans les protocoles d'entraînement pourraient réduire considérablement la charge cumulée d'impacts subis par les athlètes tout au long de leur vie, sans modifier le temps de jeu. Depuis 2022, certains joueurs de la NFL utilisent des couvre-casques appelés Guardian, d'abord à l'entraînement puis lors de matchs, pour diminuer le risque de commotions cérébrales.

Ce que ça pourrait changer

L'étude a été menée conjointement par l'Hôpital Mass General Brigham, l'Université de Boston et la *Concussion & CTE Foundation*. Le Dr Daniel Daneshvar, chef du service de médecine physique et de réadaptation au Mass General Brigham, a joué un rôle central dans la publication de ces résultats. La NFL, principale ligue de football américain aux États-Unis, est directement concernée par ces conclusions, car elle est régulièrement pointée du doigt pour la gestion des commotions cérébrales dans son sport. Les données recueillies entre 2016 et 2021 offrent un aperçu des conséquences à long terme des chocs répétés à la tête chez les anciens joueurs.

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