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GÉNÉRALISTE

Au moins un ex-joueur de la NFL sur quatre a développé l’ETC, selon une étude

Source unique·il y a 5 j

L’étude publiée dans le British Medical Journal confirme l’ampleur des séquelles cérébrales chez les anciens joueurs de la NFL : un quart d’entre eux, décédés entre 2016 et 2021, présentaient une encéphalopathie traumatique chronique (ETC). Ces résultats soulèvent une question cruciale : dans quelle mesure les mesures de prévention actuelles, limitées au niveau professionnel, suffiront-elles à endiguer une crise dont les racines plongent bien au-delà des terrains de la ligue ?

Quels sont les enseignements clés de cette étude sur l’ETC et son lien avec la pratique du football américain ?

L’étude révèle que 215 des 235 cerveaux donnés par d’anciens joueurs de la NFL (soit près de 91 %) présentaient une ETC, une maladie dégénérative irréversible. Les chercheurs établissent un lien direct entre la répétition des chocs à la tête, même en dehors du cadre professionnel (universitaire, secondaire, football mineur), et l’accumulation des risques neurodégénératifs. Le Dr Daneshvar souligne que les joueurs de la NFL ont un taux de mortalité quatre fois supérieur à la moyenne pour ces maladies, confirmant l’impact structurel des traumatismes crâniens répétés.

Pourquoi les auteurs de l’étude insistent-ils sur la prévention aux niveaux universitaire et chez les jeunes, plutôt que sur les seuls matchs professionnels ?

Les données montrent que la majorité des impacts à la tête subis par ces anciens joueurs ne se sont pas produits en NFL, mais à des niveaux antérieurs : universitaire (70 % des chocs), secondaire, voire football mineur. Les chercheurs estiment que des mesures comme la limitation des entraînements avec contact, déjà appliquées en NFL depuis 2011, pourraient réduire significativement la charge cumulée de ces traumatismes sans modifier le temps de jeu, si elles étaient étendues à tous les niveaux. L’objectif est de briser la chaîne des chocs précoces avant même l’arrivée en ligue professionnelle.

Quelles actions concrètes la NFL a-t-elle mises en place pour répondre à ce problème, et quelles en sont les limites ?

La NFL a introduit des restrictions sur les entraînements avec contact (moins d’un par semaine) et testé des couvre-casques comme le Guardian depuis 2022, d’abord à l’entraînement puis en match. Cependant, l’étude pointe du doigt l’insuffisance de ces mesures, qui ne ciblent que le niveau professionnel. Les chercheurs rappellent que les dommages cérébraux s’accumulent dès les premières années de pratique, bien avant l’arrivée en NFL, où les protocoles de sécurité restent moins stricts.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude pourrait accélérer une refonte des protocoles de sécurité dans le football américain à tous les niveaux, sous la pression des données scientifiques et des risques juridiques. Elle interroge aussi la responsabilité des fédérations et des clubs amateurs, souvent moins équipés pour gérer les commotions. À plus long terme, elle pourrait redéfinir les critères de pratique du sport, notamment chez les jeunes, où la prévention doit devenir une priorité absolue pour éviter des séquelles irréversibles.

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