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SCIENCES

Aurelio Rojas, cardiologue : « Les tomates font partie des meilleurs aliments pour protéger le cœur, mais il est préférable de les cuire et de les assortir d’une matière grasse telle que l’huile d’oli

Source unique·il y a 13 j

Le cardiologue Aurelio Rojas bouscule les idées reçues sur les bienfaits cardiovasculaires de la tomate en insistant sur l'importance de sa préparation. Si la tomate crue est souvent célébrée pour ses vertus antioxydantes, son potentiel protecteur maximal contre les maladies cardiaques ne s'exprimerait qu'après cuisson, et surtout lorsqu'elle est associée à une matière grasse comme l'huile d'olive. Cette approche remet en cause les recommandations nutritionnelles classiques et interroge les mécanismes biochimiques sous-jacents à cette synergie alimentaire.

Pourquoi la cuisson de la tomate et son association avec une matière grasse amélioreraient-elles ses bienfaits cardiovasculaires ?

Selon le cardiologue Aurelio Rojas, la cuisson de la tomate permet une meilleure biodisponibilité du lycopène, un antioxydant puissant dont les propriétés protectrices pour le cœur sont bien documentées. Cependant, ce composé liposoluble nécessite une matière grasse comme l'huile d'olive pour être absorbé efficacement par l'organisme, ce qui explique l'intérêt de cette combinaison pour la santé cardiovasculaire.

Quels sont les risques cardiovasculaires que la tomate cuite et associée à de l'huile d'olive permettrait de réduire ?

Aurelio Rojas souligne que cette synergie alimentaire agirait principalement sur la prévention des maladies cardiovasculaires, notamment en réduisant l'oxydation du cholestérol LDL (« mauvais cholestérol »), un facteur clé dans le développement de l'athérosclérose. Les antioxydants comme le lycopène contribueraient également à diminuer l'inflammation des vaisseaux sanguins.

Cette recommandation s'applique-t-elle à tous les types de tomates ou à certaines variétés en particulier ?

L'article ne précise pas si certaines variétés de tomates sont plus adaptées que d'autres à cette préparation. En revanche, il insiste sur l'importance de la cuisson et de l'ajout d'une matière grasse, sans distinction de type de tomate. Les mécanismes biochimiques évoqués (biodisponibilité du lycopène) suggèrent que cette recommandation pourrait s'appliquer de manière générale.

Ce que ça pourrait changer

Cette recommandation pourrait inciter à repenser les conseils nutritionnels traditionnels, notamment en intégrant davantage de cuissons douces et de combinaisons alimentaires optimisées dans les régimes méditerranéens. Elle met aussi en lumière l'importance de la bioavailability des nutriments, un concept encore peu vulgarisé mais central en nutrition préventive. Enfin, cette approche pourrait encourager des recherches plus poussées sur les interactions entre aliments et leur impact réel sur la santé cardiovasculaire.

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