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DROIT

Création d’entreprise : l’absence d’activité effective n’écarte pas le cumul irrégulier

Source unique·il y a 13 j

La création d’une entreprise par un fonctionnaire, même sans activité effective, peut-elle constituer un cumul irrégulier d’activités ? Le Conseil d’État apporte une réponse claire : l’interdiction de créer ou reprendre une entreprise s’applique dès lors que l’agent y est soumis, indépendamment de toute participation réelle à son fonctionnement. Cette jurisprudence soulève des questions sur la portée des obligations déontologiques des agents publics et les limites de leur liberté entrepreneuriale.

Quelle est la décision rendue par le Conseil d’État et sur quel fondement juridique ?

Le Conseil d’État a précisé que le manquement à l’interdiction de créer ou reprendre une entreprise par un fonctionnaire est constitué dès lors que l’agent est soumis à cette restriction, même en l’absence d’activité effective de l’entreprise ou de participation de sa part à son fonctionnement. Cette interprétation s’appuie sur le principe de déontologie des agents publics et les règles encadrant le cumul d’activités.

Qui sont les acteurs concernés par cette jurisprudence ?

Cette décision s’adresse principalement aux agents de la fonction publique, qu’ils soient titulaires ou contractuels, dès lors qu’ils sont soumis à une interdiction de créer ou reprendre une entreprise. Elle vise également les employeurs publics, qui doivent veiller au respect de ces obligations déontologiques.

Pourquoi cette décision est-elle importante pour les fonctionnaires ?

Elle rappelle que la liberté entrepreneuriale des agents publics est strictement encadrée, et que l’interdiction de créer une entreprise ne se limite pas à une simple formalité administrative. Les fonctionnaires doivent ainsi être particulièrement vigilants sur leur statut et les activités qu’ils envisagent, sous peine de sanctions.

Ce que ça pourrait changer

Cette jurisprudence pourrait renforcer les contrôles internes des administrations sur les projets entrepreneuriaux de leurs agents, tout en incitant ces derniers à une prudence accrue dans la déclaration de leurs activités. Elle pourrait aussi alimenter les débats sur l’équilibre entre déontologie publique et liberté économique, notamment dans un contexte de valorisation de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

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