NapseflowNapseflow
Droit

Afghanistan : Volker Türk dénonce le « silence assourdissant » du monde face à la répression

ONU : Droits humains · mis à jour il y a 11 j

Plus de cinq ans après le retour des talibans au pouvoir, l’étau continue de se resserrer sur les Afghans, à commencer par les femmes et les filles. Mercredi, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a dénoncé l’indifférence de la communauté internationale face à des restrictions toujours plus sévères et appelé à exercer une « pression renouvelée sur les autorités de facto »..

Crise des droits humains

Depuis août 2021, date du retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, le pays connaît une détérioration accélérée des droits humains, particulièrement pour les femmes et les filles. Ces dernières sont progressivement exclues de nombreux domaines de la vie publique : éducation, emploi, liberté de circulation et participation politique. Les interdictions se multiplient, accompagnées de règles vestimentaires strictes et d’un retrait des femmes des postes de décision. Selon l’ONU, 2,2 millions de filles et de femmes sont privées d’enseignement secondaire et supérieur. De nouvelles mesures restreignent également leurs droits en matière de divorce, augmentant les risques de mariages forcés et de violences. L’ONU qualifie cette situation d’apartheid de genre, une expression désignant un système d’exclusion institutionnalisé basé sur le sexe. Les autorités talibanes justifient ces restrictions par leur interprétation de la charia, mais elles sont largement condamnées par la communauté internationale pour leur caractère discriminatoire et oppressif.

Répression généralisée

La répression ne touche pas uniquement les femmes en Afghanistan. Les autorités talibanes appliquent un ensemble de règles coercitives à l’ensemble de la population. Des arrestations et des châtiments corporels sont infligés pour des infractions présumées au code vestimentaire, à la longueur de la barbe ou à l’interdiction de la musique. Entre janvier et juin 2026, au moins 449 personnes ont subi des châtiments corporels, comme des flagellations publiques. Les minorités religieuses, notamment chiites et ismaéliennes, subissent également des restrictions, tout comme les journalistes et les médias, souvent victimes d’arrestations ou de fermetures temporaires. Ces mesures visent à imposer une vision rigoriste de l’islam et à étouffer toute opposition. Les anciens responsables gouvernementaux et membres des forces de sécurité sont également ciblés, avec des violations des droits humains régulièrement signalées.

Crise humanitaire aggravée

L’Afghanistan fait face à une crise humanitaire majeure, avec près de 21,9 millions d’habitants, soit 45 % de la population, ayant besoin d’une aide humanitaire en 2026. Cette situation est aggravée par le retour forcé de centaines de milliers d’Afghans depuis les pays voisins, principalement l’Iran et le Pakistan. Plus de 400 000 personnes ont été renvoyées de force, souvent dans des conditions précaires, alors que le pays manque cruellement de ressources. Ces retours surviennent à un moment où les financements étrangers diminuent, réduisant la capacité des organisations humanitaires à intervenir. La pauvreté s’étend, et l’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins devient de plus en plus difficile pour une grande partie de la population, notamment dans les zones rurales.

Silence international critiqué

Malgré l’aggravation de la crise en Afghanistan, l’attention internationale semble se détourner du pays. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, dénonce un silence assourdissant face à la répression et à la crise humanitaire. Il souligne que les autorités de facto talibanes durcissent leurs mesures oppressives, tandis que le monde semble oublier la situation du peuple afghan. Türk appelle les États à accroître leur pression sur les talibans pour qu’ils respectent leurs obligations internationales. Il insiste sur la nécessité de prioriser la vie de la population afghane, alors que l’isolement diplomatique des talibans risque de se transformer en abandon pur et simple des Afghans. L’ONU elle-même est touchée par ces restrictions, puisque les femmes afghanes sont désormais interdites d’accès à ses locaux, ce qui limite son action humanitaire.

Ce que ça pourrait changer

L’ONU joue un rôle central dans la dénonciation de la situation en Afghanistan, notamment à travers les déclarations de Volker Türk. L’organisation souligne que les restrictions imposées aux femmes et aux filles s’apparentent à un *apartheid de genre*, une violation grave des droits humains. L’ONU appelle les États à reconsidérer leurs actions et à maintenir une pression diplomatique et économique sur les talibans. Cependant, la capacité de l’ONU à agir est limitée par les restrictions imposées par les autorités afghanes, comme l’interdiction d’accès de ses locaux aux femmes. L’enjeu principal est d’éviter que l’isolement des talibans ne se transforme en abandon de la population afghane, alors que la crise humanitaire et la répression s’aggravent chaque jour.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.