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Sciences non-alignées : Produire du savoir face au pouvoir

Univ-Droit : droit privé · mis à jour à l'instant

Présentation Le séminaire résidentiel « Sciences non alignées – Produire du savoir face au pouvoir » vise à rassembler le monde des sciences humaines et sociales (SHS) pour appréhender la manière dont la recherche doit s’exercer dans un contexte où l’on exige de plus en plus qu’elle s’aligne sur…Lire la suite....

Qu'est-ce que les sciences non-alignées

Les sciences non-alignées désignent un mouvement académique et intellectuel qui vise à produire des connaissances indépendamment des influences politiques, économiques ou idéologiques dominantes. Contrairement à la recherche traditionnelle, souvent financée ou encadrée par des institutions publiques ou privées liées à des pouvoirs en place, ce courant cherche à préserver l'autonomie de la recherche. Le terme non-aligné fait référence à l'idée de ne pas se soumettre à des logiques de pouvoir, qu'elles soient étatiques, marchandes ou médiatiques. Ce concept s'inspire en partie des mouvements des non-alignés en politique internationale, apparus après la Seconde Guerre mondiale, où des pays refusaient de s'engager dans les blocs de la Guerre froide. Dans le domaine scientifique, il s'agit de résister à la marchandisation du savoir ou à l'instrumentalisation des résultats de recherche pour servir des intérêts particuliers.

Origines et motivations

Le mouvement des sciences non-alignées émerge en réaction à plusieurs enjeux contemporains. D'abord, la dépendance financière des universités et des laboratoires aux financements publics ou privés, qui peut orienter les recherches vers des sujets prioritaires pour les bailleurs de fonds plutôt que vers des questions sociétales urgentes. Ensuite, la pression à la publication dans des revues prestigieuses, souvent contrôlées par des éditeurs privés, pousse les chercheurs à privilégier la quantité à la qualité ou à l'originalité. Enfin, l'influence des lobbies ou des think tanks sur les politiques publiques ou les débats scientifiques limite la liberté de pensée. Par exemple, des domaines comme l'économie, la santé ou l'environnement sont régulièrement ciblés par des intérêts économiques ou politiques. Ce séminaire du 25 janvier 2027, organisé dans le cadre d'une autodéfense académique, vise à explorer ces dynamiques et à proposer des alternatives pour une recherche plus libre et critique.

Objectifs du séminaire

Le séminaire prévu le 25 janvier 2027, intitulé Sciences non-alignées : Produire du savoir face au pouvoir, a pour but de réunir des chercheurs, des enseignants et des étudiants pour discuter des moyens de contourner ou de résister aux pressions exercées sur la recherche. Parmi les objectifs spécifiques, on trouve la promotion de l'accès ouvert aux publications scientifiques, afin de rendre les connaissances accessibles sans barrière financière. Une autre piste est le développement de réseaux de recherche indépendants, financés par des fonds publics ou citoyens plutôt que par des entreprises ou des gouvernements. Le séminaire abordera aussi la question de l'évaluation par les pairs, un système traditionnel de validation des travaux scientifiques, mais qui peut être biaisé par des conflits d'intérêts ou des critères trop rigides. Enfin, il sera question de la formation des chercheurs à l'esprit critique et à la détection des influences extérieures sur leur travail.

Acteurs et publics concernés

Ce séminaire s'adresse à un public varié, composé principalement de chercheurs, d'enseignants-chercheurs et d'étudiants en droit, en science politique ou en histoire des institutions. Les participants incluent des universitaires issus de différentes disciplines, mais aussi des représentants d'associations ou de collectifs engagés pour une science plus indépendante. Les institutions organisatrices, comme les facultés de droit ou les laboratoires de recherche, jouent un rôle clé dans la diffusion de ces idées. Par exemple, des structures comme l'Université Numérique Juridique Francophone (UNJF) ou des revues spécialisées comme la Revue d'histoire des Facultés de droit et de la culture juridique pourraient relayer ces débats. Le contexte géographique est principalement francophone, avec une attention particulière portée aux enjeux européens, où les pressions sur l'autonomie scientifique sont fortes.

Méthodes et outils proposés

Pour concrétiser l'idée de sciences non-alignées, plusieurs méthodes et outils sont envisagés. D'abord, la création de plateformes collaboratives en ligne, où les chercheurs pourraient partager leurs travaux sans passer par des éditeurs commerciaux. Ensuite, l'organisation de journées d'étude ou de colloques dédiés à des thèmes peu explorés par la recherche traditionnelle, comme les alternatives juridiques ou les résistances locales aux politiques publiques. Un autre outil est le développement de cliniques juridiques, où les étudiants et les chercheurs travaillent sur des cas concrets avec des associations ou des citoyens, en dehors des cadres institutionnels classiques. Enfin, la promotion de licences libres pour les publications scientifiques permettrait de contourner les restrictions imposées par les éditeurs. Ces initiatives visent à rendre la recherche plus transparente, participative et ancrée dans les réalités sociales.

Ce que ça pourrait changer

Malgré ses ambitions, le mouvement des sciences non-alignées fait face à plusieurs défis majeurs. Le premier est *financier* : sans financement stable, les projets indépendants peinent à se pérenniser face à des institutions bien établies. Le deuxième est *institutionnel* : les universités et les laboratoires dépendent souvent de financements publics ou privés, ce qui limite leur capacité à s'affranchir des logiques de pouvoir. Le troisième est *culturel* : la recherche traditionnelle est encore largement valorisée, notamment à travers les indicateurs de performance comme le *facteur d'impact* des revues, qui favorisent les publications dans des médias contrôlés par des groupes privés. Enfin, il existe un risque de *fragmentation* : sans coordination, les initiatives indépendantes pourraient rester marginales et inefficaces. Le séminaire du 25 janvier 2027 vise précisément à discuter de ces obstacles et à proposer des solutions collectives pour les surmonter.

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