Les scientifiques ont repéré des exoplanètes qui pourraient bien abriter une forme de vie extraterrestre
Selon une nouvelle étude, la vie sur trois exoplanètes proches de la Terre serait plus évoluée que prévu. Pour obtenir leurs résultats, les chercheurs ont comparé la quantité de carbone fixée par la végétation sur des modélisations de vingt-neuf astres..
Une équipe de chercheurs de l’université du Nord de l’Arizona (NAU), aux États-Unis, a développé des modèles planétaires avancés indiquant que 26 des 29 exoplanètes rocheuses étudiées, situées à proximité de la Terre, pourraient abriter une forme de vie. Ces exoplanètes, qui sont des planètes situées en dehors de notre système solaire, sont considérées comme potentiellement habitables. Cependant, la vie qui s’y trouverait serait moins évoluée que sur Terre, mais plus ancienne. Cette différence s’explique notamment par la présence ou l’absence d’énergie végétale, essentielle pour soutenir des formes de vie complexes. L’étude a été publiée en septembre 2026 dans l’International Journal of Astrobiology et relayée par The Debrief.
Selon Chris Doughty, auteur principal de l’étude, si la vie sur ces exoplanètes a suivi une évolution similaire à celle de la Terre, la plupart de ces planètes ne seraient peuplées que de microbes. Les extraterrestres évolués, tels qu’on les imagine souvent dans la science-fiction, ne semblent pas présents sur ces astres. Le manque d’énergie d’origine végétale, nécessaire pour alimenter des écosystèmes complexes, limite fortement l’évolution de formes de vie avancées. Sur Terre, les environnements chauds et humides favorisent une végétation abondante, qui sert de base alimentaire à de nombreux animaux. Sans cette ressource, les exoplanètes étudiées restent probablement cantonnées à des formes de vie simples.
La majorité des exoplanètes rocheuses découvertes orbitent autour de naines rouges, des étoiles petites et froides. Les planètes situées dans la zone habitable d’une naine rouge, c’est-à-dire à une distance permettant la présence d’eau liquide, sont souvent en rotation synchrone. Cela signifie qu’une seule moitié de la planète fait toujours face à son étoile, tandis que l’autre reste dans l’obscurité. Michael Gowanlock, professeur en informatique et coauteur de l’étude, explique que cette configuration réduit considérablement la photosynthèse annuelle totale, car seule une partie de la surface reçoit de la lumière. De plus, l’intensité lumineuse est généralement plus faible que sur Terre, limitant encore davantage la production d’énergie végétale.
Les chercheurs ont analysé vingt-neuf exoplanètes potentiellement habitables, dont TRAPPIST-1e, située à 40 années-lumière de la Terre. Ils ont comparé la quantité de carbone fixée par la végétation sur ces planètes à celle accumulée sur Terre avant et après l’apparition des plantes vasculaires, qui sont des plantes dotées de tissus spécialisés pour transporter l’eau et les nutriments. TRAPPIST-1e, bien que plusieurs milliards d’années plus ancienne que la Terre, n’a fixé que 21 % du carbone terrestre. Les scientifiques ont identifié seulement deux exoplanètes, GJ 1061c et K2-3d, où la vie aurait pu évoluer plus tôt que sur Terre. Ces deux planètes sont plus grandes, plus chaudes et plus lumineuses que la plupart des exoplanètes similaires à la Terre.
Les modèles suggèrent que trois autres exoplanètes pourraient abriter une vie à un stade comparable à celui de l’époque des dinosaures, il y a environ 66 millions d’années. Ces planètes se caractériseraient par des environnements plutôt arides, moins propices à une végétation dense. Cependant, la majorité des exoplanètes étudiées ne contiendraient que des microbes. Les chercheurs estiment que les observations futures, notamment celles réalisées par le télescope spatial **James-Webb**, permettront d’affiner leurs conclusions. Pour l’instant, les données disponibles indiquent que les extraterrestres évolués ne sont pas encore détectés dans notre voisinage stellaire.

