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Géopolitique

“Pourquoi maintenant ?” : le frère de Diana lâche une “bombe de 10 000 tonnes” sur Charles III

Courrier International · mis à jour il y a 24 j

Le comte Charles Spencer publie le 22 septembre au Royaume-Uni ses Mémoires en forme d’hommage à sa sœur, disparue voilà bientôt trente ans. Les premiers extraits laissent entrevoir des charges brutales contre son ex-beau frère, synonymes de nouvelles turbulences pour la monarchie..

Livre choc de Spencer

Le comte Charles Spencer, frère de la princesse Diana disparue en 1997, publie le 22 septembre 2026 un livre intitulé Le Chant du cygne. Diana, ma sœur. Cet ouvrage, présenté comme un hommage à sa sœur, contient des accusations virulentes contre son ex-beau-frère, Charles III, désormais roi du Royaume-Uni. Les premiers extraits, relayés par la presse britannique, révèlent des propos tenus par Charles Spencer sur la réaction de Charles III après la mort de Diana, qu'il décrit comme une joie de « vainqueur du loto ». Spencer affirme aussi que le roi aurait perdu son sang-froid au téléphone, déclarant que Diana serait « vite oubliée ». Ces déclarations, qualifiées d'« explosives » par The Times, ont suscité une vive polémique à la veille de la sortie officielle du livre.

Réaction du palais royal

En réponse aux accusations portées par Charles Spencer, le palais de Buckingham a publié un communiqué rare pour défendre Charles III. Le texte reconnaît que la douleur et le deuil peuvent altérer le jugement, même des années plus tard, suggérant que les souvenirs de Spencer pourraient être biaisés par son chagrin. Le palais conteste notamment les allégations concernant une prétendue relation entre le roi et un de ses valets, évoquée dans le livre. Cette réaction officielle marque une tentative de limiter l'impact des révélations de Spencer, alors que la monarchie britannique traverse une période de tensions, notamment avec les conflits familiaux publics entre Charles III et ses fils, Harry et William.

Interview médiatique explosive

Charles Spencer a accordé une interview de trente minutes à la BBC, diffusée le 20 septembre 2026, où il a répété ses accusations devant la journaliste Laura Kuenssberg. Cet entretien, qualifié d'« événement » par The Spectator, a été largement commenté par la presse britannique. Spencer y a défendu ses propos, malgré les questions insistantes sur la fiabilité de ses souvenirs après près de trente ans. Les médias soulignent que cette interview s'inscrit dans une stratégie de communication agressive, similaire à celle utilisée par Spencer lors des funérailles de Diana, où il avait critiqué la presse à sensation. Le Daily Telegraph et d'autres titres remettent en cause la crédibilité de ces révélations tardives, suggérant une possible vengeance personnelle.

Réactions de la presse britannique

La presse britannique est divisée face aux révélations de Charles Spencer. Les tabloïds pro-monarchie, comme The Sun et le Daily Mirror, défendent Charles III en rappelant son deuil public après la mort de Diana et les épreuves récentes qu'il a traversées, notamment l'annonce de son cancer et celle de la maladie de Kate Middleton. À l'inverse, The Guardian, voix critique envers la monarchie, adopte un ton ironique, comparant les deux hommes à des « influenceurs d'élite » qui alimentent les médias avec des révélations sensationnalistes. D'autres titres, comme The Spectator, évoquent deux hommes « brisés » par la mort de Diana, soulignant que leur conflit perpétue un cycle médiatique destructeur pour la famille royale.

Contexte familial tendu

Les tensions entre Charles Spencer et Charles III s'inscrivent dans un contexte familial déjà marqué par des conflits publics. Les relations entre les familles Windsor et Spencer, deux dynasties aristocratiques, étaient tendues bien avant les naissances des deux hommes. Depuis des décennies, les médias britanniques relaient les dissensions au sein de la famille royale, notamment après le Megxit (le départ de Harry et Meghan de la famille royale en 2020) et les tensions avec le prince William. La mort de Diana en 1997, survenue dans un accident de voiture à Paris, reste un événement traumatique dont les répercussions continuent de diviser l'opinion publique et les médias.

Ce que ça pourrait changer

L'affaire met en lumière le rôle des médias britanniques dans la construction de la mémoire collective autour de figures publiques. Les révélations de Charles Spencer, publiées trente ans après les faits, soulèvent des questions sur la fiabilité des souvenirs et l'exploitation médiatique du deuil. Les médias, souvent accusés d'alimenter les conflits pour capter l'attention du public, se retrouvent au cœur de cette polémique. Certains observateurs, comme Sam Leith dans *The Spectator*, estiment que ce cycle de révélations et de contre-attaques ne peut mener à aucune résolution, appelant à une prise de distance face à la machine médiatique qui entoure la famille royale.

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