Une coulée de boue fait au moins 95 morts et 400 disparus au Népal et au Tibet
Mercredi 26 août, une crue éclair d’une rare violence a dévasté une vallée située à la frontière entre le Népal et la région chinoise autonome du Tibet. Les chiffres actuels font état de 95 morts et de plusieurs centaines de personnes disparues.
Le 26 août 2026, une crue éclair d'une violence exceptionnelle a frappé une vallée à la frontière entre le Népal et la région autonome chinoise du Tibet. Cette catastrophe naturelle a causé la mort d'au moins 95 personnes et fait 403 disparus, selon les autorités népalaises. Le bilan provisoire devrait encore s'alourdir dans les heures à venir. La ville de Rasuwagadhi, au Népal, a été particulièrement touchée. Des images impressionnantes, diffusées par des médias comme le South China Morning Post ou la BBC, montrent un mur de boue et de débris s'abattant sur un poste-frontière en quelques secondes, illustrant la rapidité et la puissance dévastatrice de cet événement.
Les causes de cette coulée de boue semblent multiples et liées à des phénomènes géologiques. Selon le Corriere della Sera, un tremblement de terre de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter, survenu à 8h37 heure locale, aurait déclenché un glissement de terrain au Tibet. Ce dernier aurait ensuite provoqué une avalanche de glace obstruant la rivière Lhende, entraînant une crue soudaine de la rivière Bhote Koshi, située à la frontière entre le Népal et le Tibet. Les médias locaux soulignent que l'ampleur des dégâts dépasse l'imagination, rendant les opérations de secours particulièrement complexes.
Le Népal et le Tibet sont les deux pays les plus touchés par cette catastrophe. Au Népal, la ville de Rasuwagadhi et plusieurs villages alentour ont subi d'énormes dégâts. En Inde, 133 personnes de nationalité indienne sont portées disparues, et les États de l'Uttar Pradesh et du Bihar, situés en aval, ont été placés en état d'alerte élevée. Les autorités chinoises, bien que moins transparentes en raison du contrôle médiatique strict au Tibet, ont reçu des instructions directes du président Xi Jinping, signe selon la BBC de l'ampleur exceptionnelle de la catastrophe. Parmi les disparus figurent également de nombreux touristes étrangers.
Les opérations de recherche et de sauvetage sont fortement compliquées par plusieurs facteurs. Les intempéries persistantes et les perturbations des communications rendent l'accès aux zones sinistrées difficile. Les images satellite publiées par le Hindustan Times montrent l'ampleur des dégâts avant et après la coulée de boue, confirmant l'étendue des destructions. Les autorités locales et internationales tentent de coordonner les efforts, mais les conditions météo et l'isolement de certaines zones ralentissent considérablement les secours. Le bilan humain pourrait donc continuer à s'aggraver dans les prochains jours.
Plusieurs médias internationaux, comme la BBC, le *Hindustan Times* ou le *South China Morning Post*, relayent en temps réel les informations fournies par les autorités locales et les images captées par des caméras de sécurité ou des satellites. Ces médias soulignent les défis liés à la communication d'une catastrophe dans une région aussi contrôlée que le Tibet, où la liberté de la presse est limitée. Au Népal, les autorités ont qualifié l'ampleur des dégâts de « dépassant l'imagination », tandis que des instructions directes du président chinois Xi Jinping indiquent l'importance stratégique de la situation pour Pékin.

