La CAQ, sans surprise
La formation politique fondée en 2011 renoue avec son appellation d'origine après le départ de sa cheffe..
La Coalition avenir Québec (CAQ), un parti politique québécois, a décidé de revenir à son nom d'origine, Coalition avenir Québec, après avoir brièvement modifié son appellation pour y inclure le nom de sa cheffe sortante, Christine Fréchette. Ce changement s'inscrit dans la continuité des pratiques du parti, qui avait déjà utilisé une formule similaire entre 2012 et 2026 en s'appelant Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault, en référence à son fondateur. Cette décision intervient après la démission de Christine Fréchette, qui a quitté son poste de cheffe du parti en octobre 2026, seulement six mois après son élection, à la suite d'une défaite électorale historique. La CAQ, qui comptait 79 députés avant la dissolution de l'Assemblée nationale, n'a remporté aucun siège lors des élections générales du 5 octobre 2026, malgré 13,35 % des voix. Le retour à l'appellation originale marque une volonté de tourner la page et de se recentrer sur l'identité historique du parti.
Christine Fréchette a été cheffe de la CAQ pendant une période très courte, soit moins de six mois, après avoir remporté une course à la direction en avril 2026 face à Bernard Drainville. Son élection avait marqué un tournant dans l'histoire du parti, qui avait alors modifié son nom pour Équipe Christine Fréchette - Coalition avenir Québec, une stratégie visant à donner une nouvelle image à la formation politique en vue des élections. Cependant, cette tentative n'a pas suffi à éviter une défaite électorale cuisante, où le parti a perdu tous ses sièges à l'Assemblée nationale. La démission de Fréchette, annoncée le lendemain des élections, a précipité le retour à l'appellation originale. Le parti a depuis effacé la plupart des références à son ancienne cheffe sur son site web, à l'exception d'une photo sur sa page d'accueil, et a modifié son logo pour refléter ce changement.
Avec la démission de Christine Fréchette, la CAQ se retrouve sans leader et doit organiser une transition rapide pour assurer sa survie politique. Un chef intérimaire sera désigné lors d'une réunion du comité exécutif prévue le samedi 18 octobre 2026. Parmi les candidats pressentis, Mathieu Lévesque, ex-ministre responsable de la Jeunesse et des Régions, est considéré comme le favori. Lévesque, qui quittera ses fonctions ministérielles la semaine suivante, a déclaré être flatté par l'intérêt porté à son nom pour ce poste. Son rôle consistera à organiser une nouvelle course à la direction, qui pourrait voir s'affronter plusieurs figures du parti, dont Ian Lafrenière, vice-premier ministre sortant, et Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice. Cette course devra être organisée rapidement, car le gouvernement minoritaire du Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, pourrait ne durer que 18 à 24 mois, une durée typique pour ce type de gouvernement au Québec.
La CAQ, fondée en 2011 par François Legault, a connu plusieurs changements de direction et d'appellation au fil des années. Après avoir utilisé le nom de son fondateur pendant près de 14 ans, puis celui de Christine Fréchette pendant quelques mois, le parti doit maintenant définir sa stratégie pour l'avenir. Le nouveau chef intérimaire aura pour mission de stabiliser le parti et de préparer la prochaine course à la direction, tout en recueillant les idées du public via une nouvelle section dédiée sur le site web du parti. Cette période de transition intervient dans un contexte politique incertain, marqué par un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale. La CAQ devra également décider si elle conserve son nom actuel ou si elle opte pour une nouvelle appellation, comme elle l'a fait par le passé. Le parti reste un acteur clé de la vie politique québécoise, mais son avenir dépendra de sa capacité à se reconstruire après une défaite électorale historique.

