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Géopolitique

L’Égypte inaugure l’Octogone, le “plus grand centre de commandement militaire” du monde

Courrier International · mis à jour il y a 29 j

C’est un gigantesque ensemble de bâtiments, “plus grand que le Pentagone”, sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, qui a été inauguré en grande pompe par le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Il veut y voir l’“incarnation de la nouvelle république” qu’il se targue de construire.

Un complexe militaire géant

L’Égypte a inauguré le 4 juillet 2026 un complexe militaire surnommé l’Octogone, présenté comme le plus grand centre de commandement militaire au monde. Ce site, situé dans la nouvelle capitale administrative égyptienne à environ 40 kilomètres à l’est du Caire, s’étend sur 92 kilomètres carrés. Il se compose de huit bâtiments principaux, tous de forme octogonale, regroupés eux-mêmes dans un octogone géant. Selon le quotidien égyptien Al-Shorouk, ce complexe serait plus grand que le Pentagone, le célèbre quartier général du département de la Défense des États-Unis. L’objectif affiché est de centraliser les institutions militaires et sécuritaires du pays en un seul lieu stratégique.

Nouvelle capitale administrative

La construction de la nouvelle capitale administrative égyptienne, où se trouve l’Octogone, a débuté il y a une dizaine d’années dans le désert. Ce projet pharaonique vise à déplacer une partie des activités gouvernementales et économiques hors du Caire, la capitale historique, afin de désengorger la ville et de moderniser le pays. La nouvelle capitale, encore en développement, est présentée par les autorités comme un symbole de la nouvelle république que le président Abdel Fattah Al-Sissi affirme construire depuis son arrivée au pouvoir en 2013. Ce coup d’État militaire a marqué le début d’une période de forte centralisation du pouvoir en Égypte.

Ce que ça pourrait changer

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a souligné lors de l’inauguration que l’implantation de l’Octogone au cœur de la nouvelle capitale n’était pas un hasard, mais bien le reflet des *fondements de la nouvelle république* qu’il souhaite ériger. Ce discours met en avant une volonté de modernisation et de contrôle accru des institutions militaires et sécuritaires. Cependant, cette initiative suscite des critiques, notamment de la part de l’auteur égyptien en exil Chadi Louis, qui ironise sur le fait que le président inaugure régulièrement de nouveaux projets pharaoniques, comme la *plus grande* tour d’Afrique ou d’autres infrastructures, sans toujours concrétiser les promesses de développement pour la population.

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