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IA et littérature : les détecteurs automatiques comme Pangram surfent sur le doute

Next.ink · mis à jour 23 sept.

Les suspicions de copies d’étudiants ou de livres primés générés par IA poussent à utiliser les outils de détection proposés par des entreprises comme Pangram, mais ceux-ci ne peuvent nous assurer d’un diagnostic fiable. En France, l’écrivain Thélyson Orélien est pointé du doigt et son livre passé à la moulinette alors que l’auteur nie l’usage […].

Détection IA et polémique

Un compte sur X (ex-Twitter) nommé Pangramed a accusé l’écrivain Thélyson Orélien d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour rédiger son roman « C’était ça ou mourir », lauréat de plusieurs prix littéraires. Le logiciel Pangram, spécialisé dans la détection de textes générés par IA, a analysé des extraits du livre et conclu à un score de 100 % de contenu artificiel. Cette accusation a été relayée par des médias comme Le Figaro, déclenchant une polémique amplifiée par des comptes d’extrême droite et des attaques racistes envers l’auteur. Orélien, interrogé par Libération, a catégoriquement nié ces allégations, affirmant : « Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine », et soulignant que son style reflète ses traditions haïtiennes et caribéennes. Il prépare un dossier pour prouver son innocence.

Fiabilité des outils

Les outils de détection comme Pangram ou Lucide.ai (un concurrent français) s’appuient sur des algorithmes pour analyser des textes et estimer leur origine humaine ou artificielle. Cependant, leur fiabilité reste limitée. Par exemple, la version 4 de Pangram a conclu que le texte d’Orélien était « entièrement IA », tandis qu’un autre passage était jugé comme un mélange de texte artificiel et humain. Ces outils peuvent aussi présenter des biais, notamment en reconnaissant à tort des styles littéraires classiques ou des œuvres déjà utilisées pour leur entraînement. Une étude citée dans l’article montre que des romans de la rentrée littéraire 2026, comme ceux d’Ananda Devi ou d’Amélie Nothomb, ont obtenu des scores de 100 % de contenu humain selon Pangram, ce qui interroge sur la pertinence des analyses.

Contexte et enjeux

La suspicion autour de l’usage de l’IA dans la littérature s’étend au-delà des livres primés. Des outils comme Pangram sont de plus en plus utilisés dans les universités pour détecter des copies générées par IA, ou dans les maisons d’édition pour vérifier l’originalité des manuscrits. Pourtant, leur marge d’erreur reste élevée : un taux de précision de 98 % est considéré comme « extrêmement faible » par les experts. Par ailleurs, l’article souligne que certains auteurs pourraient contourner ces détecteurs en faisant traduire leurs textes par IA depuis une autre langue, comme l’anglais, avant de les publier en français. Cette pratique rendrait les outils encore moins efficaces.

Ce que ça pourrait changer

La polémique autour du roman d’Orélien a mis en lumière les limites des détecteurs d’IA et les risques de désinformation. L’auteur a dénoncé des attaques racistes et une instrumentalisation politique, notamment de la part de l’extrême droite et de la droite française. Certains commentaires sur *X* ont même comparé son cas à celui de Jordan Bardella, dont les biographies ont été rédigées par des *nègres littéraires* (auteurs fantômes humains), sans que cela ne soulève de polémique similaire. Orélien est publié par *Grasset*, une maison d’édition appartenant au groupe *Hachette Livre*, contrôlé par *Bolloré*, ce qui ajoute une dimension économique et éditoriale à l’affaire.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.