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Pour 10 grammes de pain manquants, un boulanger perd 15 000 € : « maintenant, nous espérons que tous les pains, toutes les balances et tous les esprits seront équilibrés »

Presse-Citron · mis à jour il y a 1 h

Les boulangeries environnantes ont arrêté de vendre des demi-miches après la réclamation d'un client de chez Bäckerei-Breitner..

Un client mécontent

En septembre 2025, dans une petite commune allemande située entre Ingolstadt et Munich, un client de la boulangerie Bäckerei-Breitner, dirigée par Matthias Breitner, a reçu une demi-miche de pain pesant 240 grammes au lieu de 250 grammes. Ce client, qui attendait une demi-miche parfaitement coupée à partir d'une miche de 500 grammes, s'est plaint directement auprès du boulanger. Ce dernier a répondu de manière informelle en évoquant les aléas du métier, comme le fait que certains jours, la miche peut peser 10 grammes de moins ou de plus. Le client, insatisfait, a alors décidé de saisir l'organisme allemand chargé du contrôle du commerce, le Bundesamt für Wirtschaft und Ausfuhrkontrolle (BAFA), qui supervise notamment la conformité des produits vendus au poids.

Une décision administrative

Après avoir reçu la plainte, l'administration allemande a imposé à Matthias Breitner de peser précisément chaque demi-miche avant de la vendre, afin de garantir un poids exact de 250 grammes. Cette mesure a entraîné un investissement de 15 000 euros pour équiper la boulangerie Bäckerei-Breitner ainsi que ses cinq autres établissements de balances précises et de systèmes de contrôle adaptés. Le boulanger a dû adapter ses méthodes de travail, passant d'une découpe à l'œil à une découpe systématique et mesurée, ce qui a modifié une habitude vieille de plusieurs décennies dans son entreprise.

Réactions et soutien

Le client mécontent n'est jamais revenu à la boulangerie, mais son action a suscité un élan de soutien de la part des clients et du public. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, la boulangerie a reçu des messages de solidarité, et des médias locaux, dont des chaînes de télévision, se sont déplacés pour couvrir l'affaire. La boulangerie a partagé une photo de Matthias Breitner pour remercier ce soutien, tout en précisant qu'elle ne ressentait aucune animosité envers l'administration. Elle a également souligné que cette décision administrative visait simplement à appliquer les règles en vigueur.

Ce que ça pourrait changer

L'affaire a pris une telle ampleur que certaines boulangeries voisines, qui pratiquaient comme Bäckerei-Breitner la découpe à l'œil des demi-miches, ont décidé de cesser de proposer cette option. Ces établissements ont préféré éviter les risques liés au non-respect des normes de poids, par crainte de subir des sanctions similaires. Matthias Breitner, quant à lui, a accepté cette nouvelle réglementation et a adapté son activité, tout en espérant que cette situation trouvera un équilibre pour toutes les parties concernées : les pains, les balances et les esprits.

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