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Géopolitique

“Le luxe ultime, c’est l’intimité” : ces nababs prêts à tout pour vivre à part

Courrier International · mis à jour il y a 17 j

LES ULTRARICHES, UN MONDE À PART (2/6) – Les ultrariches d’aujourd’hui poussent à l’extrême la quête de services exclusifs et d’entre-soi, raconte “The Wall Street Journal”. Ils sont prêts à dépenser sans compter pour ne pas devoir frayer avec le commun des mortels.

Quête d'entre-soi des ultrariches

Les ultrariches, comme le couple Masoud et Stephanie Shojaee, promoteurs immobiliers, cherchent à s’isoler du reste de la société en dépensant sans compter pour accéder à des services et espaces réservés. Leur objectif n’est plus seulement d’afficher leur richesse, mais de gagner en efficacité et en tranquillité en évitant les interactions avec le « commun des mortels ». Par exemple, lors d’un dîner à Miami Beach, ils ont été escortés vers une zone privée du restaurant MILA, où leur table était déjà dressée avec des cocktails et des baguettes personnalisées. Cette tendance reflète une évolution du luxe, où le temps et le confort priment sur le prestige visible. Les ultrariches s’appuient sur des fortunes colossales pour créer un écosystème parallèle, composé de restaurants, clubs et hôtels exclusifs, où ils ne rencontrent jamais la foule.

Voyages sans contraintes

Les voyages des ultrariches, comme ceux des Shojaee, illustrent leur recherche d’autonomie et de discrétion. En octobre 2025, le couple a utilisé un jet privé Bombardier Global pour se rendre à Dubaï, évitant ainsi les files d’attente et les contraintes des aéroports publics. À leur arrivée, une voiture de luxe, une Maybach, les a conduits directement à un hôtel de standing. Plutôt que de passer par la réception classique, ils ont emprunté une entrée privée menant à un ascenseur réservé, les conduisant directement à leur suite royale. Un majordome les y attendait pour les enregistrer et leur présenter les services personnalisés. Ces pratiques montrent comment les ultrariches optimisent chaque étape de leurs déplacements pour éliminer les frictions du quotidien, comme les embouteillages ou les contacts avec des inconnus.

Définition moderne du luxe

Pour Masoud Shojaee, 65 ans, le luxe ne se mesure plus seulement à la possession de biens matériels, mais à la capacité de gagner du temps et de bénéficier de services sur mesure. Il dirige le Shoma Group, une entreprise spécialisée dans l’immobilier commercial et résidentiel, ce qui lui donne une vision concrète des attentes des grandes fortunes. Son approche reflète une tendance plus large parmi les ultrariches : le luxe est désormais associé à l’efficacité et à la personnalisation des expériences. Plutôt que de s’afficher publiquement, ils privilégient des services discrets et adaptés à leurs besoins spécifiques, comme des baguettes gravées à leur nom ou des cocktails préparés à l’avance. Cette vision du luxe s’inscrit dans un contexte où les fortunes sont de plus en plus faramineuses, permettant de financer des infrastructures dédiées.

Floride, nouvelle Mecque des fortunes

La Floride est devenue une destination prisée des ultrariches, notamment pour son climat, ses infrastructures de luxe et son absence d’impôt sur le revenu. Miami Beach, où se trouve le restaurant MILA, attire particulièrement les promoteurs immobiliers et autres fortunes, comme les Shojaee. Cette région offre un écosystème complet de services exclusifs, allant des clubs privés aux hôtels cinq étoiles, en passant par des restaurants réservés aux membres. Les ultrariches y trouvent un cadre où ils peuvent vivre en vase clos, sans croiser le reste de la population. Cette concentration de services haut de gamme en fait une sorte de « Mecque » pour les grandes fortunes, où tout est conçu pour répondre à leurs attentes spécifiques.

Ce que ça pourrait changer

*The Wall Street Journal* (WSJ), fondé en 1889, est un quotidien américain réputé pour ses analyses financières et économiques. En 2007, il a été racheté par le groupe *News Corp.* de Rupert Murdoch, ce qui a entraîné une diversification de son contenu. Initialement axé sur les marchés financiers, le journal a élargi sa couverture pour inclure des sujets comme l’art de vivre, avec la création en 2008 du *WSJ Magazine*. Avec 1 800 journalistes répartis dans près de cinquante pays, le WSJ est le quotidien américain à plus grand tirage papier, avec 468 000 abonnés en 2024. Il compte également 4,3 millions d’abonnés au total (papier et web), bien qu’il soit devancé par *The New York Times* en ligne. Le journal maintient une réputation de neutralité dans ses reportages, mais ses pages éditoriales sont souvent associées à des positions conservatrices.

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