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Géopolitique

Xi Jinping-Donald Trump, un sommet entre “deux mauvais leaders au mauvais moment”

Courrier International · mis à jour il y a 1 h

Le locataire de la Maison-Blanche a décidé de dérouler le tapis rouge à son homologue chinois, Xi Jinping, pour sa visite d’État à Washington, du 23 au 25 septembre. Mais cette rencontre riche en décorum risque fort de manquer de substance sur le fond, soulignent les médias anglo-saxons..

Sommet diplomatique rare

Les présidents Xi Jinping et Donald Trump organisent un sommet à Washington du 23 au 25 septembre 2026, qualifié de visite d’État pour Xi Jinping. Ce niveau de protocole implique une garde d’honneur, une salve de 21 coups de canon et un accueil solennel à la Maison-Blanche. Donald Trump accueille même Xi Jinping sur le tarmac de la base militaire d’Andrews, une première pour un dirigeant étranger. Ce faste contraste avec la brièveté annoncée du sommet, soulignée par les médias anglo-saxons comme The Wall Street Journal et The Washington Post. L’objectif affiché est de donner une image de stabilité avant les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre 2026, mais le manque de substance sur les sujets de fond est critiqué.

Contexte géopolitique tendu

Le sommet intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les États-Unis et la Chine, notamment sur des sujets comme Taïwan, considéré comme une ligne rouge par Pékin. Les deux pays sont en rivalité économique et technologique, avec des désaccords profonds sur des enjeux comme l’intelligence artificielle (IA) ou les droits de douane. Par ailleurs, Donald Trump a récemment menacé d’« anéantir » l’Iran lors d’une allocution à l’ONU, ajoutant une dimension de crise internationale à l’agenda. Les médias soulignent que ce sommet, bien que spectaculaire, risque de rester superficiel en raison de ces divergences structurelles.

Stratégies politiques en jeu

Pour Donald Trump, ce sommet sert avant tout à impressionner Xi Jinping et à montrer une relation stable avec la Chine, un partenaire économique clé. Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rassurer les électeurs américains avant les élections de mi-mandat, où les questions de sécurité et de commerce international sont sensibles. Xi Jinping, de son côté, cherche à renforcer l’image de la Chine sur la scène internationale, malgré les critiques internes et externes sur sa gouvernance. Les deux dirigeants utilisent donc ce sommet comme un outil de communication politique, plutôt que comme une opportunité de résoudre des conflits majeurs.

Ce que ça pourrait changer

Les médias anglo-saxons, comme *The Wall Street Journal* et *The Washington Post*, qualifient ce sommet de *spectacle de la stabilité*, soulignant le décalage entre le faste protocolaire et le manque de résultats concrets. Ils notent que les deux dirigeants, souvent décrits comme des *mauvais leaders* par certains observateurs, utilisent cette rencontre pour des raisons électoralistes ou symboliques, sans avancer sur des dossiers épineux comme les droits de l’homme, le commerce ou la cybersécurité. Cette analyse met en lumière la dimension théâtrale de la diplomatie contemporaine, où les apparences priment parfois sur les réalisations.

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