GTA 6 : à la découverte d’un monde plus grand et surtout plus réactif
Vu de très loin, GTA 6 ressemble à un jeu GTA en beaucoup plus joli. Vu d’un peu plus près, comme les abonnés Netflix ont pu en profiter avec le « large aperçu » diffusé hier (maintenant disponible sur YouTube), le futur blockbuster de Rockstar donne la pleine mesure de ce qui attend les joueurs le […].
Dans GTA 6, les personnages non-joueurs (PNJ) ne sont plus des figurants passifs comme dans les précédents épisodes. Désormais, ils réagissent de manière plus nuancée aux actions des joueurs. Par exemple, si Lucia ou Jason portent une arme visible en public, les passants peuvent s’offusquer, fuir ou même appeler la police, selon leur seuil de tolérance. Ce système, appelé Criminal Profile, influence aussi la réaction des forces de l’ordre lors d’une cavale. Les policiers ne suivent plus seulement une icône sur la carte, mais peuvent décrire le criminel (vêtements, véhicule, nombre de complices) pour mieux le traquer. Ces changements visent à rendre le monde de Vice City (réinterprétation trash de Miami) moins statique et plus immersif, où chaque action a des conséquences visibles.
L’univers de GTA 6 s’étend sur une carte deux fois plus vaste que celle de Los Santos (le Los Angeles de GTA 5), et trois fois plus grande que celle de Red Dead Redemption 2. Cette expansion géographique permet d’explorer des environnements plus variés et détaillés, avec des mécaniques de jeu adaptées à cette échelle. Par exemple, les joueurs pourront alterner entre deux protagonistes, Lucia et Jason, en temps réel, ce qui ajoute une dimension stratégique à la gestion des cavales et des interactions. Cette taille impose aussi des défis techniques, comme le maintien d’une fluidité de jeu optimale sur les consoles de base, malgré la complexité accrue des animations et des systèmes de réaction.
Rockstar introduit un nouveau système appelé Criminal Profile, qui évalue le comportement des joueurs (Lucia et Jason) au fil de l’aventure. Contrairement à des mécaniques de punition comme l’Honneur dans Red Dead Redemption 2, ce système ne juge pas la manière de jouer, mais qualifie le type de criminel que deviennent les protagonistes. Par exemple, une fusillade lors d’un braquage n’aura pas le même impact qu’une escalade gratuite de violence. Ce profil influence la réaction de l’environnement (PNJ, police) et peut même modifier certains éléments narratifs. Des actions anodines, comme nourrir un animal ou jeter un déchet, contribuent aussi à façonner ce profil, ajoutant une couche de réalisme et de personnalisation.
Les deux protagonistes, Lucia et Jason, peuvent entretenir une relation romantique ou platonique, avec un système d’affinité qui évolue selon les actions du joueur. Par exemple, nourrir leur relation ou, au contraire, les ignorer, peut influencer certains aspects de l’histoire. Cependant, Rockstar précise que les deux personnages resteront partenaires à tout moment, et le joueur pourra basculer entre eux presque instantanément. Cette mécanique ajoute une dimension émotionnelle et narrative, tout en offrant une flexibilité dans la gestion des missions et des cavales. Les développeurs insistent sur le fait que cette relation est un élément optionnel, sans imposer de choix moral au joueur.
Sur le plan technique, *GTA 6* a nécessité 600 000 animations, contre 55 000 pour *GTA 5* et 300 000 pour *Red Dead Redemption 2*. Le jeu tourne à 30 images par seconde sur PS5 de base, PS5 Pro et Xbox Series X/S. Aucune micro-transaction n’est prévue, selon les informations confirmées par Kinda Funny. Lors d’un aperçu en Écosse, Rockstar North a démontré que le jeu pouvait être joué en 80 heures pour compléter l’histoire principale et certains objectifs optionnels, mais cette durée n’est pas officielle. Le jeu promet donc une expérience longue et riche, avec des systèmes complexes et des environnements détaillés.

