Guillaume Martin-Guyonnet, coureur du Tour de France 2026 : «Je suis devenu asthmatique à force de rouler exposé à la pollution»
Le cycliste normand de l’équipe Groupama-FDJ United a pris le départ de sa dixième Grande boucle, le 4 juillet. Pour Vert, il revient sur l'empreinte environnementale de son sport et raconte comment les années de course au contact de la pollution ont nui à sa santé..
Le 4 juillet 2026, Guillaume Martin-Guyonnet, cycliste professionnel de l’équipe Groupama-FDJ United, a pris le départ de sa dixième participation au Tour de France. Cette édition marque une étape symbolique dans sa carrière, mais aussi un moment de réflexion sur les enjeux environnementaux liés à son sport. Le Tour de France est une course cycliste par étapes, organisée chaque année en juillet depuis 1903, qui traverse la France et parfois des pays voisins. L’équipe Groupama-FDJ United est une formation cycliste professionnelle française, sponsorisée par l’assureur Groupama et la Française des Jeux (FDJ), une entreprise publique française de jeux de hasard et d’argent.
Guillaume Martin-Guyonnet a révélé que des années de course dans des conditions exposées à la pollution ont eu un impact significatif sur sa santé. Il a notamment déclaré être devenu asthmatique à cause de cette exposition prolongée. L’asthme est une maladie chronique des voies respiratoires, caractérisée par une inflammation des bronches, ce qui rend la respiration difficile, surtout lors d’efforts physiques. Cette pathologie peut être aggravée par l’inhalation de particules fines et de polluants présents dans l’air, notamment dans les zones urbaines ou industrielles. Les cyclistes professionnels, qui s’entraînent et courent souvent en plein air, sont particulièrement exposés à ces risques, car ils inhalent de grandes quantités d’air pendant de longues périodes.
À travers son témoignage, Guillaume Martin-Guyonnet met en lumière l’empreinte environnementale du cyclisme professionnel, un sujet rarement abordé dans le milieu sportif. L’empreinte environnementale désigne l’impact global d’une activité humaine sur l’environnement, incluant les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de ressources naturelles et la pollution. Dans le cas du cyclisme, cet impact est principalement lié à l’organisation des courses, au transport des équipes et des supporters, ainsi qu’à l’utilisation de matériel (vélos, équipements, etc.). Le cycliste normand souligne que le sport, souvent perçu comme écologique en raison de son absence de motorisation, peut en réalité contribuer à la dégradation de l’environnement, notamment par les déplacements massifs qu’il engendre.
Guillaume Martin-Guyonnet a partagé son expérience personnelle pour alerter sur les risques sanitaires liés à la pollution pour les athlètes, mais aussi pour le grand public. Son cas illustre un problème plus large : l’exposition chronique à la pollution de l’air, qui peut entraîner des maladies respiratoires comme l’asthme, mais aussi des problèmes cardiovasculaires ou des cancers. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air est responsable de 7 millions de décès prématurés chaque année dans le monde. En France, les particules fines (PM2.5 et PM10) sont responsables de près de 40 000 décès annuels, selon Santé publique France. Ces chiffres soulignent l’urgence d’agir pour réduire la pollution atmosphérique, un enjeu de santé publique majeur.

