Cet entrepreneur de la tech soutenu par Xavier Niel va-t-il reprendre Duralex ?
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Duralex, une verrerie française emblématique fondée en 1945, est placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2025. Cette procédure, qui permet à une entreprise en difficulté de continuer son activité tout en cherchant des solutions pour rembourser ses dettes, représente la cinquième fois que l’entreprise y est confrontée en vingt ans. Installée à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, elle emploie 243 salariés. Malgré une reprise en 2024 sous forme de société coopérative et participative (Scop) par ses salariés, les difficultés financières ont persisté. La directrice générale, Peggy Sadier, indique que la trésorerie a été multipliée par huit depuis avril 2025, mais cela n’a pas suffi à stabiliser l’entreprise. Le tribunal de commerce d’Orléans doit aujourd’hui trancher sur son avenir.
Trois candidats se disputent la reprise de Duralex devant le tribunal de commerce d’Orléans. Cédric Meston, cofondateur de la startup HappyVore et repreneur de Tupperware France, propose une offre de 15 millions d’euros avec le soutien de Xavier Niel, milliardaire fondateur de Free. Son projet prévoit de conserver 155 emplois et inclut des financements publics pour moderniser l’outil industriel. Le groupe stéphanois Carlesimo, spécialisé dans la fonderie, propose 5 millions d’euros pour maintenir 125 emplois. Enfin, la société hongkongaise AA Investments mise sur la marque Duralex avec seulement 3 emplois préservés. Les syndicats et Bercy, ministère de l’Économie, considèrent les projets de Meston et Carlesimo comme les plus sérieux.
Cédric Meston, à travers sa holding Tomé, propose une reprise de Duralex avec un investissement total de 15 millions d’euros, dont 5 millions de fonds propres. Xavier Niel, via son groupe Iliad, participe à ce financement. Le projet inclut des prêts publics pour améliorer la performance énergétique du site industriel. Meston a déjà une expérience de repreneur, ayant sauvé en 2025 les activités françaises de Tupperware, une marque américaine de boîtes alimentaires. Son objectif avec Duralex est de perpétuer l’héritage de cette verrerie historique, tout en modernisant ses installations. Son offre est celle qui prévoit le maintien du plus grand nombre d’emplois parmi les trois candidatures.
Duralex incarne un symbole du savoir-faire français, avec ses verres résistants et emblématiques utilisés par plusieurs générations. La verrerie, située dans le Loiret, est un acteur clé de l’industrie locale. Les repreneurs potentiels doivent relever un double défi : moderniser l’outil de production pour le rendre compétitif et pérenniser l’emploi. Les financements publics, comme ceux promis par Meston, visent à soutenir cette transition écologique et industrielle. Le tribunal d’Orléans a la lourde tâche de choisir entre des projets aux impacts sociaux et économiques très différents, notamment en termes de nombre de postes maintenus.
Le tribunal de commerce d’Orléans examine aujourd’hui les trois offres de reprise de Duralex. Une décision pourrait être rendue dès aujourd’hui, bien que les juges aient la possibilité de reporter leur jugement. Pour Cédric Meston, une reprise réussie représenterait une nouvelle étape dans sa carrière d’entrepreneur, après avoir sauvé Tupperware France. Les représentants syndicaux et les autorités publiques, comme Bercy, suivent de près ce dossier, qui illustre les défis de la relocalisation industrielle en France. L’issue de cette audience déterminera non seulement l’avenir de Duralex, mais aussi celui de ses 243 salariés.

