NapseflowNapseflow
Géopolitique

En Russie, “Spider-Man” renvoyé dans sa toile par une miche de pain

Courrier International · mis à jour il y a 13 j

La sortie du dernier film consacré à l’homme-araignée a été repoussée au profit des aventures d’une boule de pain, personnage inspiré d’un conte traditionnel russe. Les spectateurs locaux ont peu goûté à ce choix, raconte la presse, entre salles vides, menaces de mort et soupçons de coup monté..

Un conte russe populaire

Le personnage principal du film Kolobok est inspiré d’un conte traditionnel russe, Kolobok, qui signifie littéralement « petit pain rond ». Ce conte, similaire à Roule-galette du Père Castor, met en scène une boule de pain magique qui s’anime et vit des aventures. Popularisé par un dessin animé soviétique dans les années 1960, Kolobok est devenu un symbole de la culture populaire russe. Le film sorti le 6 août 2024 en Russie reprend ce personnage emblématique, mais dans une version moderne et à gros budget, mêlant folklore russe et éléments fantastiques. Il s’agit de la première production de la série Le Dernier Chevalier (Posledni Bogatyr) à être réalisée sans la participation de Disney, une information soulignée par Novaïa Gazeta Europe.

Un succès médiatique inattendu

Le film Kolobok a connu un succès médiatique et commercial inattendu en Russie, au point de perturber la sortie d’un autre blockbuster très attendu : Spider-Man : Brand New Day, prévu initialement pour le 6 août 2024. Les spectateurs russes, qui s’attendaient à voir Tom Holland et Zendaya, ont découvert une production locale mettant en scène une boule de pain parlante. Cette situation a provoqué un décalage de la sortie du film américain, illustrant l’engouement soudain pour Kolobok. Le quotidien Nezavissimaïa Gazeta, connu pour son sérieux, a même publié un éditorial qualifiant cette rivalité de « querelle trop sérieuse autour d’un film frivole ».

Une production locale ambitieuse

Réalisé par Anton Maslov, déjà connu pour avoir adapté Tchebourachka (un autre personnage de culture populaire russe), Kolobok est le premier film de la série Le Dernier Chevalier à être produit sans l’implication de Disney. Cette information, rapportée par Novaïa Gazeta Europe, souligne une volonté de développement autonome du cinéma russe. Le film s’inscrit dans un univers mêlant folklore traditionnel et fantastique, avec des éléments visuels et narratifs inspirés des contes slaves. Les équipes de promotion du film ont reçu l’instruction de ne pas mentionner Disney, marquant une volonté de dissocier cette production des partenariats internationaux habituels.

Ce que ça pourrait changer

L’affaire a suscité des débats dans la presse russe, notamment autour de l’importance accordée à un film local face à un blockbuster américain. *Nezavissimaïa Gazeta* a critiqué ce qu’il considère comme une « querelle trop sérieuse » pour un film jugé léger, reflétant peut-être des tensions plus larges entre culture locale et influence étrangère. Par ailleurs, cette situation met en lumière la capacité des productions russes à rivaliser avec les géants du cinéma mondial, même dans un contexte de sanctions économiques et de restrictions culturelles imposées par l’Occident. Le film *Kolobok* devient ainsi un symbole de la résilience et de l’ambition du cinéma russe contemporain.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.