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Généraliste

Paul St-Pierre Plamondon forme sa garde rapprochée

Le Devoir · mis à jour il y a 8 j

Nadine Koussa sera sa directrice de cabinet; Frédéric Guay devient secrétaire général..

Nouveau gouvernement minoritaire

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), vient de former un gouvernement minoritaire à la suite des élections québécoises de 2026. Cela signifie qu’il n’a pas obtenu la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, ce qui limite sa marge de manœuvre pour faire adopter des lois. Contrairement à un gouvernement majoritaire, où un parti détient plus de 50 % des sièges, un gouvernement minoritaire doit souvent négocier avec d’autres partis pour faire passer ses projets. Cette situation est moins stable, car les alliances peuvent évoluer et les votes ne sont pas toujours prévisibles. Paul St-Pierre Plamondon a donc dû agir rapidement pour structurer son équipe et préparer sa prise de pouvoir.

Deux nominations clés

Dès son élection, Paul St-Pierre Plamondon a nommé deux personnalités pour former sa garde rapprochée, c’est-à-dire son équipe de confiance chargée de l’aider à diriger le gouvernement. Nadine Koussa, ancienne présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), devient sa directrice de cabinet. Ce poste équivaut à celui de bras droit du premier ministre, chargé de coordonner son équipe politique et de gérer les relations avec les ministres. Frédéric Guay, ancien sous-ministre à l’Environnement, est nommé secrétaire général et greffier du conseil exécutif, le plus haut poste de fonctionnaire au Québec. Il supervise l’administration publique et veille à l’application des décisions gouvernementales.

Profil de Nadine Koussa

Nadine Koussa est une avocate spécialisée en droit du travail. Sa nomination à la tête du cabinet de Paul St-Pierre Plamondon a suscité des débats. En février 2026, sa désignation à la présidence de la CDPDJ avait été contestée par le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS). Ces partis avaient critiqué l’absence de concours public pour ce poste, une procédure habituelle pour garantir la transparence. De plus, Québec solidaire avait pointé du doigt un texte signé par Nadine Koussa en 2018, défendant l’utilisation de la clause dérogatoire pour protéger la laïcité de l’État. La CDPDJ avait elle-même exprimé des réserves en 2019 sur la façon dont la laïcité serait appliquée dans la Loi sur la laïcité de l’État (loi 21). Malgré ces oppositions, elle avait été confirmée grâce au soutien du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Rôle de Frédéric Guay

Frédéric Guay, fonctionnaire depuis les années 2000, a occupé le poste de sous-ministre à l’Environnement avant sa nomination. Son parcours n’a pas été sans controverses : en 2025, il avait publiquement critiqué les coupes budgétaires prévues par le gouvernement de la CAQ, qui prévoyait la suppression de 2 000 postes dans la fonction publique. Dans une annonce interne, il avait qualifié ces mesures de terribles et évoqué des nuits blanches en raison de leur impact sur les employés. Ces déclarations contrastent avec les promesses de Paul St-Pierre Plamondon, qui souhaite réduire de 2,5 % la masse salariale de l’État québécois. Pour y parvenir, il compte utiliser deux méthodes : l’attrition (non-remplacement des départs naturels) et un gel des embauches. Frédéric Guay devra donc concilier ces objectifs avec les réalités administratives.

Ce que ça pourrait changer

Laura Chouinard-Thuly, qui assurait les fonctions de cheffe de cabinet pour Paul St-Pierre Plamondon depuis février 2026, quitte ce poste mais reste proche du premier ministre désigné. Elle continuera à travailler au sein du gouvernement, bien que son rôle exact ne soit pas précisé. Paul St-Pierre Plamondon a souligné qu’elle méritait de prendre du temps pour sa famille. Ces nominations marquent le début de la structuration de son gouvernement, alors qu’il doit préparer sa première conférence de presse à Québec cet après-midi. Son objectif est de présenter son *plan de match* pour les prochains mois, dans un contexte où les défis économiques et sociaux seront centraux, notamment en raison des promesses de réduction des dépenses publiques.

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