NapseflowNapseflow
Généraliste

Une entreprise américaine réclame 40 M$ à un Québécois pour la chute de sa cryptomonnaie

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 21 j

Son ex-employeur l'accuse d'avoir fait chuter la valeur de sa cryptomonnaie par une manipulation informatique..

Contexte du litige

En août 2026, une entreprise américaine nommée Agentonomics, basée dans le Wyoming, poursuit Nicolas Tremblay, un programmeur québécois de Lévis, pour un montant total de près de 40 millions de dollars. Cette poursuite fait suite à des allégations selon lesquelles Tremblay aurait manipulé le système informatique de son ancien employeur, Altura, dont Agentonomics a acquis la plateforme en 2025. La cryptomonnaie centrale de ce litige est l’ALU, dont la valeur aurait chuté en raison de la prétendue manipulation. Agentonomics accuse Tremblay d’avoir créé une porte dérobée (ou backdoor), une faille secrète dans le code informatique, pour détourner des jetons ALU et en profiter financièrement. Le conflit juridique se déroule devant la Cour supérieure du palais de justice de Québec.

Détails des accusations

Selon Agentonomics, Nicolas Tremblay aurait inséré une porte dérobée dans le système d’Altura pour créer 147 millions de jetons ALU, soit 15 % de l’offre totale limitée à 990 millions d’unités. Cette manœuvre aurait permis à Tremblay de s’enrichir de 2,5 millions de dollars canadiens en vendant ces jetons. Cependant, cette action aurait aussi dilué l’offre de jetons en circulation, faisant chuter leur valeur de 24 millions de dollars américains. Agentonomics affirme que ces agissements ont causé une perte directe de valeur pour l’entreprise, ainsi qu’un préjudice à sa réputation, entraînant la perte de clients et de partenaires. La compagnie demande des dommages-intérêts pour un total de près de 40 millions de dollars, combinant les pertes financières et les préjudices indirects.

Réponse de Nicolas Tremblay

Nicolas Tremblay conteste fermement les accusations portées contre lui. Dans une déclaration sous serment, il affirme être victime d’un coup monté orchestré par son ancien associé, Charles-André Bergeron, avec qui il est en conflit depuis 2026. Tremblay soutient que Bergeron aurait détourné plus de 750 000 dollars américains et cherche à se venger en fournissant de fausses informations à Agentonomics. Pour se défendre, Tremblay a mandaté le cabinet d’avocats Fasken à Québec. Il explique ses achats de luxe (une Porsche GT3 RS, des montres Rolex et BMW) par des revenus provenant de gains immobiliers ou d’un investissement de son ex-voisin, et non par des profits illicites. Il nie également avoir utilisé un pseudonyme sur Discord pour brouiller les pistes.

Preuves et saisies

Agentonomics a obtenu une saisie avant jugement pour empêcher Nicolas Tremblay de se départir de ses actifs. Cette procédure a permis de saisir sa résidence à Lévis, sa Porsche GT3 RS (évaluée à 300 000 dollars), une moto BMW et plusieurs montres de luxe, dont trois Rolex d’une valeur totale de 800 000 dollars. La compagnie demande aussi au tribunal d’invalider les dons faits par Tremblay à sa mère, notamment une Rolex et 100 000 dollars en argent liquide, afin de les récupérer. D’autres actifs, comme trois bitcoins achetés pour 223 000 dollars américains, sont également mentionnés dans la poursuite. Aucune accusation criminelle n’a encore été déposée par le Centre antifraude du Canada, malgré une plainte déposée par Agentonomics.

Ce que ça pourrait changer

Nicolas Tremblay, connu sous le pseudonyme *Hako* dans le milieu, se présente comme un expert en cybersécurité. Il affirme avoir commencé à coder dès l’âge de 11 ans et avoir collaboré à des enquêtes contre des réseaux de pirates informatiques internationaux. En 2015, il a reçu une bourse Schulich d’une valeur de 80 000 dollars à son entrée à l’Université Laval, où il déclarait vouloir contribuer à changer la société. Avant ce litige, il était développeur pour Altura, une plateforme de cryptomonnaie acquise par Agentonomics en 2025. Son ancien associé, Charles-André Bergeron, est également visé par une procédure civile distincte intentée par une entreprise détenue par Tremblay et d’autres actionnaires.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.