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Numérique

Petal de Meta : 1 000 Tb/s entre les États-Unis et la France grâce à des fibres à deux cœurs

Next.ink · mis à jour il y a 25 j

Au lieu de doubler les fibres dans les câbles sous-marins, Meta double le nombre de cœurs dans chaque fibre. Résultat des courses, en 2029, un nouveau câble transatlantique de 7 000 km avec 24 paires de fibre optique proposera une bande passante de 1 Pb/s (ou 1 000 Tb/s).

Nouveau câble transatlantique

Meta, la maison mère de Facebook, annonce la construction d’un câble sous-marin nommé Petal devant relier les États-Unis à la France d’ici 2029. Ce câble, long de 7 000 kilomètres, sera le premier à offrir une capacité d’un pétabit par seconde (Pb/s), soit 1 000 térabits par seconde (Tb/s). À titre de comparaison, cela représente le double de la capacité des câbles transocéaniques les plus performants actuellement en service. Orange, opérateur français, sera responsable de l’atterrissage du câble sur les côtes atlantiques françaises.

Fibres à deux cœurs

Plutôt que d’augmenter le nombre de fibres optiques dans les câbles, Meta innove en utilisant des fibres dites multicœurs, ici à deux cœurs, au lieu d’un seul cœur traditionnel. Chaque fibre mesure 125 micromètres de diamètre, soit l’épaisseur d’un cheveu. Le câble Petal contiendra 24 paires de fibres, chacune avec deux cœurs, totalisant 96 cœurs pour transmettre les signaux optiques. Cette technologie, industrialisée pour la première fois à cette échelle, permet de multiplier la bande passante sans multiplier les fibres physiques.

Technologie et innovation

Meta précise que ce câble est le premier système utilisant des fibres multicœurs déployé sur une distance transocéanique. Bien que des fibres avec plusieurs cœurs existent en laboratoire, leur utilisation à grande échelle dans un câble sous-marin est une première. Les fibres optiques sont fabriquées en silice synthétique ultra-pure, un matériau transparent qui permet de transmettre des signaux lumineux sur de longues distances. Les signaux voyagent dans les deux sens dans chaque cœur, optimisant ainsi l’utilisation de la fibre.

Répéteurs et limites actuelles

Pour amplifier les signaux sur les 7 000 kilomètres du câble, des répéteurs sont utilisés. Meta indique que ces répéteurs restent dans les limites technologiques actuelles, c’est-à-dire des répéteurs monocœur, conçus pour fonctionner avec une seule fibre par cœur. Cette approche permet de maintenir la compatibilité avec les infrastructures existantes tout en exploitant la nouvelle technologie des fibres multicœurs.

Ce que ça pourrait changer

Ce projet s’inscrit dans une tendance où les géants du numérique comme Meta, Google ou Microsoft construisent leurs propres câbles sous-marins pour répondre à leurs besoins croissants en bande passante. Contrairement aux câbles historiques, souvent gérés par des transitaires, ces infrastructures sont conçues pour servir principalement les besoins internes de ces entreprises. Cela soulève des questions sur l’utilisation de ces technologies, notamment leur contribution ou non au *commun numérique*, c’est-à-dire à l’accès équitable et partagé à internet.

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