☕️ Apple et NVIDIA ouvrent grand le chéquier pour la salle de bal de Donald Trump
Les grandes entreprises américaines ont bien compris le fonctionnement de l’administration Trump : pour obtenir des faveurs du maître de Washington, il faut signer de gros chèques. Plusieurs d’entre elles se sont ainsi montrées très généreuses pour financer la construction de la fameuse salle de bal attenante à la Maison-Blanche.
Apple et NVIDIA, deux des plus grandes entreprises technologiques américaines, ont chacune versé 25 millions de dollars pour financer la construction d’une salle de bal attenante à la Maison-Blanche. Elles sont suivies par Google (22 millions de dollars), Microsoft et Palantir (10 millions chacun), puis Amazon, Cisco et Meta (5 millions chacun). Ces dons proviennent d’un trust, une structure juridique qui collecte et redistribue des fonds à des fins spécifiques. Les entreprises du secteur technologique représentent à elles seules 126,1 millions de dollars des 333 millions de dons enregistrés pour ce projet. Leur contribution s’inscrit dans une stratégie visant à obtenir des faveurs de l’administration Trump, selon une enquête du Washington Post publiée le 15 octobre 2026. Ces entreprises n’ont pas précisé si leurs dons étaient liés à des intérêts commerciaux, comme les autorisations d’exportation pour NVIDIA en Chine.
Donald Trump avait affirmé en 2025 que la salle de bal serait « entièrement payée par moi et quelques-uns de mes amis », sans que les contribuables américains n’aient à débourser un centime. Pourtant, l’enquête révèle qu’aucune trace de don personnel n’a été retrouvée. Pire, une partie des 600 millions de dollars estimés pour ce projet sera financée par les contribuables. Les fonds collectés par le trust sont versés à la Maison-Blanche via un compte contrôlé directement par Trump. Cette absence de transparence et de financement personnel soulève des questions sur l’honnêteté des déclarations du président américain et sur l’utilisation des fonds publics.
La salle de bal, prévue pour accueillir 1 000 convives, sera équipée d’un complexe souterrain sécurisé et de dispositifs pour recevoir des drones ainsi que du personnel militaire sur son toit. Ces aménagements visent à renforcer la sécurité de l’événementiel à la Maison-Blanche. Le projet, dont l’ouverture est prévue en septembre 2028, soit deux mois avant l’élection présidentielle américaine, s’inscrit dans une logique de modernisation et de prestige. Cependant, les coûts exorbitants et l’opacité entourant son financement suscitent des critiques, notamment sur d’éventuels conflits d’intérêts ou des pratiques de corruption.
L’administration Trump a refusé de commenter les dons individuels, se contentant de souligner que ces contributions amélioreraient « la Maison du peuple pour les générations à venir ». Un porte-parole a également menacé de poursuivre « sans relâche » les responsables de la fuite d’informations, tout en promettant de protéger les donateurs. Cette réaction met en lumière l’absence de transparence autour des 67 donations de plus de 10 000 dollars, qui totalisent 333 millions de dollars. Les entreprises concernées, comme NVIDIA, ont affirmé que leurs dons étaient « indépendants de tout intérêt commercial », sans fournir de détails supplémentaires.

