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«Laissez-nous en paix!» demandent les municipalités aux chefs de parti

Le Devoir · mis à jour il y a 19 j

Les municipalités sont exaspérées par les normes et demandent au prochain gouvernement de n’imposer aucune réforme..

Demande des municipalités

Lors d’un rassemblement à Québec, le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Jacques Demers, a exprimé une demande claire aux chefs des partis politiques en vue des élections québécoises de 2026. Les élus municipaux, principalement issus de petites et moyennes municipalités ainsi que de municipalités régionales de comté (MRC) rurales, réclament que le prochain gouvernement s’abstienne d’imposer toute nouvelle réforme ou réglementation pendant quatre ans. Cette requête vise à leur accorder une période de stabilité administrative sans contraintes supplémentaires. Jacques Demers, maire de Sainte-Catherine-d’Hatley en Estrie, a illustré cette demande en citant l’exemple d’un projet de réforme de la sécurité incendie, jugé superflu selon lui, alors que le Québec affiche déjà des résultats parmi les meilleurs en matière de réduction des décès. Son appel a été accueilli par une ovation debout des centaines d’élus présents.

Exaspération face aux normes

Les municipalités et MRC rurales expriment une exaspération marquée envers les normes et règlements actuels, qu’elles jugent trop nombreux et contraignants. Lors de l’assemblée de la FQM, Jacques Demers a énuméré des exemples concrets de ces contraintes, comme l’obligation d’obtenir un certificat de la langue française pour acheter une pelle ronde, une règle administrative perçue comme absurde. Il a également mentionné l’absence de besoin de nouvelles réformes, notamment dans le domaine de la sécurité incendie, où le Québec est déjà performant. Cette frustration s’inscrit dans un contexte où les municipalités estiment que ces normes alourdissent leur gestion quotidienne sans apporter de bénéfices tangibles. La demande de « laisser en paix » les municipalités pendant quatre ans reflète un désir de simplification et de réduction des charges administratives.

Contexte électoral 2026

L’appel des municipalités a été lancé lors d’un événement organisé par la FQM à Québec, où les chefs des cinq principaux partis politiques du Québec étaient invités à s’adresser aux élus locaux. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale en vue des élections québécoises prévues en 2026. La FQM, qui représente principalement des petites et moyennes municipalités ainsi que des MRC en milieu rural, a ainsi offert une plateforme aux partis pour présenter leurs positions sur les enjeux locaux. Christine Fréchette, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), était notamment présente à cet événement, illustrant l’importance accordée par les partis aux préoccupations des municipalités. Cette rencontre a permis aux élus de faire entendre leur voix avant le scrutin.

Ce que ça pourrait changer

La demande des municipalités a suscité une réaction unanime parmi les élus présents, qui ont applaudi avec enthousiasme les propos de Jacques Demers. Cette mobilisation reflète un enjeu central pour les gouvernements locaux : la gestion des ressources humaines et financières dans un contexte de contraintes réglementaires croissantes. Les exemples cités, comme la réforme de la sécurité incendie ou les exigences linguistiques pour des achats administratifs, illustrent la complexité des règles auxquelles les municipalités doivent se conformer. Cette situation pose la question de l’équilibre entre l’harmonisation des pratiques et la préservation de l’autonomie locale. Les élus espèrent ainsi obtenir un répit pour se concentrer sur leurs priorités sans subir de nouvelles obligations.

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