Panne du REM en raison de la foudre : des usagers évacués à pied sur les rails
Un utilisateur du REM se dit choqué par le manque d’accompagnement quand les passagers ont dû sortir du train..
La panne du REM (Réseau Express Métropolitain), survenue hier matin entre la Gare Centrale et Brossard, a été causée par la foudre. Ce phénomène naturel, souvent imprévisible, a paralysé le système automatisé du train pendant environ 30 minutes. Le REM est un réseau de transport en commun électrique et automatisé, inauguré en 2023, reliant plusieurs villes de la région de Montréal. Contrairement aux trains traditionnels, aucun employé ne se trouve à bord des wagons, car la conduite est entièrement gérée par des systèmes informatiques. Le porte-parole de Pulsar, la société gestionnaire du REM, Jean-Nicolas Aubé, a confirmé que la foudre était un événement hors de contrôle, ce qui signifie qu'aucune intervention humaine ne pouvait l'éviter.
Après l'immobilisation du train, les passagers ont reçu l'ordre d'évacuer immédiatement. Pour sortir des wagons, ils devaient descendre directement sur les rails, une procédure inhabituelle pour un transport en commun. Valentin François, un usager régulier, a témoigné avoir été surpris par l'absence totale d'accompagnement. Aucun agent du REM n'était présent sur place pour guider les passagers ou assurer leur sécurité. Les usagers ont instinctivement choisi de se diriger vers la station la plus proche, l'Île-des-Sœurs, mais auraient pu emprunter une mauvaise direction. Cette situation a suscité des inquiétudes quant aux risques encourus, notamment en cas de foudre persistante ou de pluie, pouvant entraîner des glissades ou des chutes.
Jean-Nicolas Aubé, porte-parole de Pulsar, a expliqué que les trains du REM étant automatisés, aucun employé n'est présent à bord. Du personnel est cependant disponible sur le réseau et peut être déployé en cas de besoin. Cependant, lors d'une panne généralisée, un agent ne peut pas utiliser un autre train pour rejoindre le wagon immobilisé. Une procédure d'évacuation a donc été mise en place : les passagers capables de marcher sont sortis par eux-mêmes, tandis que ceux ayant besoin d'aide ont été accompagnés par le personnel. Aubé a souligné que cette procédure était conforme aux protocoles prévus pour ce type de situation.
Brian Nash, porte-parole de l'organisme Trajectoire Québec, a critiqué le manque de communication entre les autorités du REM et ses usagers. Il a souligné que les problèmes de communication signalés dans les médias et sur les réseaux sociaux n'avaient pas été résolus, malgré les engagements pris par le REM. Valentin François a confirmé cette lacune : à la station de l'Île-des-Sœurs, entre 400 et 500 personnes se sont retrouvées sans directives claires. Après 30 minutes d'attente, François a décidé de prendre un taxi à ses frais pour rentrer chez lui. Il a ensuite contacté le service à la clientèle du REM pour demander un remboursement, mais l'interlocutrice n'a pas su répondre à sa demande, se contentant de prendre ses coordonnées pour en discuter avec son supérieur.
Valentin François a exprimé sa préoccupation principale : la sécurité des passagers lors de l'évacuation. Il s'est interrogé sur la possibilité que des personnes aient pu s'éloigner des voies ou subir des accidents, notamment en raison de conditions météorologiques défavorables. Plusieurs usagers ont également été bloqués pendant plus de deux heures à la station Brossard en raison de l'interruption de service. Mathieu Massé, le patron des opérations du REM, a été remercié après cet incident. La mairesse de Brossard a demandé une révision de l'entente avec le REM, tandis que des discussions sont en cours pour ajouter deux nouvelles stations dans le Sud-Ouest.

