La justice appelée à bloquer la réinscription du nom de Trump sur le Kennedy Center
Après y avoir installé ses proches, le président veut rebaptiser l'établissement « Trump Kennedy Center »..
En décembre 2025, le conseil d'administration du Kennedy Center, une salle de spectacles emblématique de Washington, a rebaptisé l'établissement Trump Kennedy Center après avoir nommé des proches de Donald Trump à sa tête. Cette décision a été prise malgré l'opposition de la famille Kennedy, dont John F. Kennedy, dont le nom était initialement associé au lieu. Le changement de nom a suscité une vive controverse, car il a été perçu comme une instrumentalisation politique de l'institution. Le Kennedy Center est un centre culturel majeur aux États-Unis, connu pour ses représentations artistiques et son rôle dans la promotion des arts. Le conseil d'administration est l'organe de direction qui prend les décisions stratégiques pour l'institution.
Le 29 mai 2026, un juge fédéral, Christopher Cooper, a ordonné au conseil d'administration du Kennedy Center de retirer toute référence au nom de Donald Trump sur la façade du bâtiment, son site internet ou ses marques déposées. Le juge a également suspendu temporairement la fermeture de la salle pour deux ans, estimant que le conseil n'avait pas suffisamment évalué les conséquences négatives de cette décision. Cependant, il a reconnu la nécessité des travaux de rénovation et laissé la porte ouverte à une nouvelle fermeture si une évaluation plus approfondie était réalisée. Cette décision visait à protéger l'intégrité du lieu et à éviter une politisation excessive de l'institution.
Malgré la décision du juge, le conseil d'administration a adopté une nouvelle résolution le 13 août 2026, prévoyant d'ajouter une inscription reconnaissant le rôle de Donald Trump dans la restauration du Kennedy Center et de rebaptiser une place adjacente en place Donald Trump. Cette initiative a été qualifiée de mauvaise foi massive par les adversaires du conseil, qui ont accusé les dirigeants de contourner l'ordonnance du juge. L'avocat des plaignants, Nathaniel Zelinsky, a demandé au magistrat de bloquer cette nouvelle tentative, arguant que le conseil cherchait à imposer sa décision malgré les contraintes légales.
Lors d'une audience tenue le 27 août 2026, le juge Christopher Cooper a écouté les arguments des deux parties. Le représentant du gouvernement, Brantley Meyers, a assuré que le renommage de l'institution n'était pas au bénéfice de Donald Trump, mais a évité de préciser la signification de la date du 8 septembre, échéance mentionnée dans la résolution du conseil. Le juge a indiqué qu'il pourrait suspendre l'application de la décision du conseil si le gouvernement ne repoussait pas cette date, afin de disposer de plus de temps pour examiner les questions soulevées. Cette audience a mis en lumière les tensions entre les partisans du changement de nom et ses opposants, ainsi que les limites de l'autorité judiciaire face à des décisions politiques.
Les principaux acteurs de ce conflit sont le conseil d'administration du *Kennedy Center*, dirigé par des proches de Donald Trump, et les opposants à cette décision, incluant des membres de la famille Kennedy et des représentants démocrates. Le juge Christopher Cooper joue un rôle central en tranchant les litiges juridiques. La famille Kennedy, dont John F. Kennedy, a publiquement dénoncé le changement de nom, soulignant que l'institution devait rester un symbole de neutralité et de promotion des arts, sans être associée à des figures politiques. Les démocrates, opposés à Donald Trump, ont saisi la justice pour contester la légalité des décisions du conseil.

