“La nuit la plus terrifiante de ma vie” : Kiev bombardée par des dizaines de missiles russes
La Russie a mené l’une de ses plus importantes attaques de missiles balistiques jamais enregistrées sur la capitale ukrainienne. Les bombardements ont touché plusieurs quartiers de la ville, faisant au moins un mort et seize blessés.
Dans la nuit du 19 juillet 2026, la Russie a lancé une attaque massive contre Kiev, la capitale ukrainienne, en tirant plus de quarante missiles. Ces projectiles ont frappé divers quartiers de la ville, provoquant des dégâts matériels importants et des incendies. Les missiles ont commencé à s'abattre vers 1 heure 30 du matin et le bombardement a duré environ une heure. Selon les autorités ukrainiennes, la Russie a déployé au total 125 drones, 25 missiles balistiques, 10 missiles hypersoniques Zirkon et six autres missiles. Ces termes désignent des armes de plus en plus sophistiquées : un missile balistique est un projectile qui suit une trajectoire en forme de parabole après avoir été lancé, tandis qu'un missile hypersonique est une arme capable de voler à plus de cinq fois la vitesse du son, rendant son interception très difficile. L'épicentre de l'attaque se situait dans le quartier de Lukyanivka, au nord-ouest de Kiev, une zone régulièrement ciblée par les frappes russes.
L'attaque a causé au moins un mort et seize blessés parmi la population civile. Plusieurs immeubles résidentiels et de bureaux ont été endommagés ou incendiés, notamment dans les quartiers de Shevchenkivskyi, Svyatoshynskyi, Desnyanskyi et Dnipro. Une station de métro et le cinéma Kyivska Rus ont également subi des dégâts sérieux. Les secouristes étaient encore à l'œuvre le dimanche matin pour dégager des habitants coincés sous les décombres. Un témoin, Eleonora Belei, a décrit cette nuit comme la plus terrifiante de sa vie, soulignant que les vitres de son immeuble avaient volé en éclats. Ce quartier est attaqué presque tous les mois depuis le début de l'invasion russe en 2022, mais cette fois, les frappes ont été particulièrement proches de son domicile.
L'Ukraine a tenté d'intercepter les missiles russes avec sa défense antiaérienne, mais moins de la moitié d'entre eux ont été neutralisés. Par exemple, lors d'une attaque précédente le 14 juillet 2026, cinq missiles balistiques sur huit avaient été interceptés, grâce à la réception de systèmes antimissiles Patriot fournis par les États-Unis. Ces systèmes, capables d'abattre des missiles balistiques, sont considérés comme l'une des meilleures protections disponibles. Leur absence ou leur nombre insuffisant lors de l'attaque du 19 juillet explique en partie l'ampleur des dégâts. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a de nouveau appelé ses alliés occidentaux à renforcer la défense aérienne de l'Ukraine en fournissant davantage de missiles Patriot et d'autres équipements similaires.
Le président Zelensky a dénoncé ces attaques et a insisté sur la nécessité d'une aide militaire accrue pour protéger les civils. Parallèlement, l'Ukraine a revendiqué des frappes de représailles dans la même nuit, ciblant des infrastructures électriques situées dans des territoires occupés par la Russie, ainsi que quatre navires de la *flotte fantôme russe* en mer Noire. Cette flotte, composée de navires civils détournés ou réquisitionnés, est utilisée par la Russie pour contourner les sanctions internationales et transporter des marchandises. Les attaques ukrainiennes visent à perturber les capacités logistiques de l'ennemi et à affaiblir son économie de guerre. D'autres régions ukrainiennes, comme Odessa et Zaporijia, ont également été touchées par les bombardements russes, faisant des blessés supplémentaires.

