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Deux policiers du SPVM suspendus après des allégations jugées «très graves» par la mairesse

Le Devoir · mis à jour il y a 3 h

Selon «La Presse», l’un des deux agents du poste de quartier 21 aurait uriné sur une personne en situation d’itinérance..

Suspension de deux policiers

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé la suspension de deux de ses agents du poste de quartier 21, situé dans le centre-ville de Montréal. Cette décision fait suite à des allégations graves portées contre ces policiers. Selon le quotidien La Presse, l’un des deux agents aurait uriné sur une personne en situation d’itinérance, un acte particulièrement choquant et dégradant. L’autre policier est accusé d’avoir pris une photo en se moquant d’un suspect, ce qui constitue une violation des règles de déontologie policière. Le SPVM a confirmé ces suspensions et précisé qu’une enquête interne est en cours, menée par la Division des normes professionnelles du corps policier. Cette division est chargée de vérifier le respect des règles éthiques et des procédures par les agents. Cependant, le SPVM a indiqué qu’il ne pourrait pas communiquer davantage d’informations en raison des obligations légales liées à la protection des données personnelles des employés.

Réaction de la mairesse

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a réagi publiquement aux allégations en les qualifiant de « très graves » et en soulignant qu’elles portent atteinte à la dignité humaine, un principe fondamental. Dans un message publié sur les réseaux sociaux le 16 octobre 2026, elle a exprimé son soutien aux policiers qui ont dénoncé ces agissements, saluant leur courage. Elle a également rappelé l’importance de la solidarité envers les personnes en situation d’itinérance, en référence à la Nuit des sans-abri, un événement annuel visant à sensibiliser le public à cette crise. La mairesse a également rendu hommage au travail des organismes communautaires qui accompagnent quotidiennement les Montréalais en situation de précarité. Elle a insisté sur la nécessité de mener une enquête approfondie pour faire la lumière sur ces faits et garantir que justice soit rendue.

Ce que ça pourrait changer

Ces allégations surviennent dans un contexte où la question de l’itinérance à Montréal est particulièrement médiatisée, notamment à travers des événements comme la *Nuit des sans-abri*, qui se déroule chaque année en octobre. Cette manifestation vise à rappeler que les personnes sans-abri ont droit à la dignité et à la protection, des valeurs que les actes reprochés aux policiers semblent bafouer. Le poste de quartier 21, situé dans le centre-ville, est au cœur de ces enjeux, car il est en contact régulier avec des populations vulnérables. Par ailleurs, ces incidents rappellent des problèmes plus larges au sein de certains postes de police de Montréal, comme des allégations de racisme ou de sous-culture « radicalisée » évoquées dans d’autres rapports. Ces affaires soulèvent des questions sur la formation, la surveillance et l’éthique au sein du SPVM, un corps policier comptant plusieurs milliers d’agents.

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