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Environnement

Après un mandat inutile, Monique Barbut va démissionner

Bon Pote · mis à jour il y a 15 j

Il était temps qu’elle s’en aille. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut présentera sa démission d’ici le Conseil des ministres ce mercredi 22 juillet.

Démission de Monique Barbut

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique depuis octobre 2025, présentera sa démission lors du Conseil des ministres le 22 juillet 2026. Cette décision intervient après neuf mois de mandat marqués par des échecs répétés et des critiques sur son action. Son départ n’a surpris personne, tant son passage à la tête du ministère a été marqué par des reculs environnementaux. Par exemple, la loi de simplification de la vie économique a entraîné l’abandon définitif des zones à faibles émissions (ZFE), des dispositifs visant à réduire la pollution de l’air dans les villes. Monique Barbut avait déjà menacé à plusieurs reprises de démissionner, mais sans passer à l’acte jusqu’à présent.

Échecs environnementaux

Sous le mandat de Monique Barbut, plusieurs textes législatifs ont affaibli les protections environnementales. Le projet de loi d’urgence agricole, adopté dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, illustre ces reculs. Il prévoit notamment la réintroduction de deux pesticides néonicotinoïdes interdits, l’acétamipride et le flupyradifurone, ainsi que le doublement des capacités de stockage d’eau pour l’agriculture, comme les méga-bassines. Monique Barbut s’est contentée d’exprimer des réserves sans s’opposer activement à ces mesures. Son absence remarquée lors du vote à l’Assemblée nationale, alors que le texte était adopté grâce aux voix des élus macronistes, de la droite et de l’extrême droite, a encore fragilisé sa crédibilité. Ces décisions s’inscrivent dans un contexte de canicule historique en France, où la ministre a préféré rentrer en avion plutôt que de risquer un retard en train, ce qui a alimenté les critiques sur son manque de cohérence.

Bilan mitigé du ministère

Malgré un seul point positif, l’augmentation du Fonds vert à 1 milliard d’euros pour le budget 2027, Monique Barbut laisse une image de ministre effacée. Ce fonds, destiné à l’adaptation climatique des territoires, avait été réduit de moitié depuis sa création fin 2022, passant de 2 milliards d’euros à 1 milliard. Cette hausse reste insuffisante selon les experts, comme le Haut Conseil pour le Climat, qui souligne l’inaction chronique du gouvernement en matière climatique. Par ailleurs, Monique Barbut n’a pas su imposer une voix forte sur l’écologie, malgré des événements climatiques majeurs comme les canicules ou les incendies. Son passage au ministère sera surtout marqué par des reculs, comme la loi d’urgence agricole, plutôt que par des avancées.

Ce que ça pourrait changer

Monique Barbut a accepté ce poste dans un gouvernement critiqué par le *Haut Conseil pour le Climat* pour son inaction climatique. Son prédécesseur, Nicolas Hulot, avait démissionné en 2018 en dénonçant une politique des *petits pas*, provoquant un choc bien plus important. Aujourd’hui, face aux *grands pas en arrière* orchestrés par le gouvernement Macron avec le soutien de la droite et de l’extrême droite, il devient clair qu’un seul ministre, même volontaire, ne peut suffire à inverser la tendance. Les observateurs s’interrogent sur la capacité du gouvernement à remettre la France sur la voie de l’écologie, alors que les reculs environnementaux se multiplient. La démission de Monique Barbut s’inscrit dans ce contexte de désengagement progressif des enjeux climatiques.

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