NapseflowNapseflow
Généraliste

Ingérence étrangère : le patron du renseignement canadien lance un appel à la vigilance

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

Des acteurs étrangers peuvent tenter de polariser la société lors de scrutins, affirme le directeur du SCRS..

Risque d'ingérence étrangère

Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Daniel Rogers, alerte sur le risque d’ingérence étrangère dans les processus démocratiques canadiens, qu’il s’agisse d’élections fédérales, provinciales ou de référendums. Selon lui, les divisions politiques internes du pays créent des opportunités pour des acteurs étrangers souhaitant influencer ces événements, notamment en ligne. Rogers souligne que la vigilance est nécessaire à tous les niveaux de gouvernement. Il précise que l’ingérence étrangère n’est pas un phénomène nouveau et reste une menace sérieuse, bien que son intensité ne soit pas clairement aggravée ces dernières années. Le SCRS collabore désormais davantage avec les provinces, territoires et communautés locales pour partager des informations et renforcer la protection des processus démocratiques.

Polarisation, clé de l'ingérence

Pour Daniel Rogers, la polarisation des opinions au sein de la société canadienne est le principal levier utilisé par les acteurs étrangers pour s’ingérer dans les processus démocratiques. Il explique que plus un enjeu est clivant, plus il devient vulnérable aux tentatives d’influence. Rogers précise qu’il n’existe pas de différence majeure entre les élections et les référendums en termes de risque, mais que l’opportunité de polariser la société est un facteur déterminant. Il insiste sur le fait que ces acteurs cherchent à exploiter les divisions pour semer la confusion ou favoriser un camp plutôt qu’un autre, sans pour autant cibler un scrutin en particulier.

Menaces transnationales

Le directeur du SCRS évoque un autre type de menace lié à l’ingérence étrangère : la répression transnationale. Cela concerne des individus établis au Canada qui pourraient subir des pressions ou des représailles de la part d’un pays étranger après avoir exprimé une opinion critique à son égard. Rogers donne un exemple concret : un pays pourrait menacer les proches de cette personne à l’étranger pour la faire taire. Il souligne que ces pratiques visent à étouffer la liberté d’expression au Canada et à intimider les citoyens. Cette forme d’ingérence ne se limite pas aux processus électoraux, mais touche aussi la vie quotidienne des résidents.

Autres menaces sécuritaires

Daniel Rogers rappelle que l’ingérence étrangère n’est qu’une partie des menaces traitées par le SCRS. Parmi les autres dangers, il mentionne le terrorisme religieux, dont le nombre d’enquêtes a augmenté cette année par rapport à l’année précédente, bien que les chiffres varient quotidiennement. Rogers s’inquiète particulièrement des individus qui se radicalisent en ligne et pourraient passer à l’acte au Canada, par exemple en utilisant des moyens accessibles localement comme une voiture ou une arme à feu. Il admet que la diversité des menaces rend difficile la priorisation des ressources disponibles pour le service de renseignement.

Ce que ça pourrait changer

En mai 2024, le chef du *Parti québécois* (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, avait exprimé des craintes concernant un éventuel espionnage de son parti par le gouvernement fédéral, sans however apporter de preuves. Daniel Rogers a réagi à ces propos en rappelant les limites du mandat du SCRS. Il a précisé que le service n’enquête pas sur les associations politiques, mais uniquement sur des sujets liés à la *sécurité nationale*, au terrorisme, à l’ingérence étrangère, à l’espionnage et au sabotage. Rogers a également souligné que les opérations du SCRS ne sont pas détaillées publiquement pour des raisons de confidentialité et d’efficacité.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.