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Les psychologues sont formels : les personnes de plus de 70 ans qui donnent leurs affaires sont arrivées à un point où donner des indices de leur vie compte plus que de les garder

Presse-Citron · mis à jour il y a 4 j

La psychologie s’est penchée sur ce sujet..

Donner ses affaires après 70 ans

Une étude psychologique révèle que les personnes âgées de plus de 70 ans donnent souvent leurs objets personnels non par désintérêt, mais pour transmettre des souvenirs et des fragments de leur vie à leurs proches. Ce comportement, appelé Swedish death cleaning (ou « nettoyage de mort suédois »), consiste à réduire ses possessions de son vivant pour éviter de laisser aux héritiers le fardeau de trier après un décès. Ce concept a été théorisé par l’essayiste suédoise Margareta Magnusson, qui souligne que cette pratique peut commencer dès 40 ou 50 ans, selon les individus. L’objectif n’est pas de se débarrasser d’objets, mais de leur donner une seconde vie tout en partageant une partie de l’histoire personnelle du donateur.

Transmission et héritage symbolique

Selon une étude publiée dans The Gerontologist, donner ses affaires avant son décès permet de construire un héritage matériel qui confère un sens à la vie. Ce geste favoriserait une forme d’« immortalité symbolique », où la personne continue d’exister à travers les souvenirs et les objets transmis à ses proches. L’étude précise que cette pratique ne relève pas d’un simple désengagement matériel, mais d’un besoin de contrôler la transmission de son histoire. En choisissant qui hérite de quoi, la personne âgée exerce une influence sur la mémoire collective de ses proches, transformant ainsi la fin de vie en une étape de partage actif.

Origine et motivations du concept

Le Swedish death cleaning trouve ses racines dans la culture suédoise, où l’organisation et la simplicité sont valorisées. Ce concept a été popularisé par Margareta Magnusson dans son essai The Gentle Art of Swedish Death Cleaning, publié en 2017. L’auteure explique que cette pratique répond à un double besoin : alléger le quotidien en se séparant des objets inutiles, et préparer sereinement la fin de vie. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’un renoncement, mais d’une démarche réfléchie visant à préserver l’essentiel et à éviter des décisions difficiles pour les proches après un décès.

Impact psychologique sur les proches

Une étude citée par L’Internaute montre que les objets donnés avant le décès deviennent des indicateurs de vie, c’est-à-dire des éléments qui racontent une partie de l’histoire du donateur. Par exemple, une montre à gousset ou un plat en terre cuite ne sont pas de simples biens matériels, mais des supports de mémoire. Les psychologues soulignent que cette transmission permet aux héritiers de se connecter émotionnellement à l’histoire familiale, tout en réduisant le stress lié au tri post-décès. En 2026, cette pratique est de plus en plus reconnue comme une forme de soin envers ses proches.

Ce que ça pourrait changer

Contrairement à un héritage traditionnel, où les biens sont transmis après le décès, le *Swedish death cleaning* se déroule de son vivant. Cela permet au donateur de choisir le destin de ses objets et de s’assurer qu’ils iront à des personnes qui en comprendront la valeur. Les psychologues notent que cette approche évite les conflits familiaux liés à la répartition des biens. En 2026, cette pratique est souvent associée à une volonté de laisser une trace positive et durable, bien au-delà du simple acte matériel.

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