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L’ouragan «Simon» s’abat sur la côte pacifique du Mexique

Le Devoir · mis à jour il y a 4 j

Le centre de l’ouragan tourbillonnait parallèlement à la côte, se rapprochant de la région de Puerto Vallarta..

Simon frappe le Mexique

L’ouragan Simon, classé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson, a touché la côte pacifique du Mexique dimanche 11 octobre 2026. Cette échelle, qui compte 5 catégories, mesure la puissance des ouragans en fonction de la vitesse de leurs vents soutenus. Une catégorie 4 correspond à des vents compris entre 209 et 251 km/h, capables de causer des dégâts catastrophiques. Dans le cas de Simon, les vents ont atteint 215 km/h avant de faiblir légèrement. L’œil de l’ouragan, c’est-à-dire le centre calme de la tempête, est resté proche des côtes, tandis que ses vents violents et ses pluies intenses ont frappé une zone s’étendant entre la Sierra Madre (une chaîne de montagnes mexicaine) et l’océan Pacifique. La région la plus menacée était celle de Puerto Vallarta, une destination touristique majeure de l’État de Jalisco, où les dégâts les plus importants étaient attendus vers minuit et devaient se poursuivre jusqu’au lundi matin.

Zones à risque étendues

Les effets de Simon ne se limitaient pas à la côte. Les vents de force ouragan (supérieurs à 119 km/h) s’étendaient jusqu’à 35 kilomètres autour du centre de la tempête, tandis que les vents de force tempête tropicale (entre 63 et 118 km/h) couvraient une zone de 95 kilomètres. Cela signifie que toute la région située entre l’océan Pacifique et la Sierra Madre était exposée aux dangers. Selon Philippe Pappin, spécialiste du Centre national des ouragans (un organisme américain basé à Miami qui surveille les cyclones tropicaux), la zone la plus exposée était Cabo Corrientes, une pointe rocheuse à l’extrémité sud de la Bahia de Banderas, où Puerto Vallarta est située. Cette région est particulièrement vulnérable en raison de son relief et de sa concentration de populations, y compris dans des zones moins touristiques où les habitations sont moins solides.

Dangers multiples

Outre les vents violents, Simon représentait plusieurs autres risques pour la population. Les ondes de tempête, c’est-à-dire une montée brutale du niveau de la mer poussée par les vents, pouvaient mettre en danger la vie des habitants le long de la côte. Les pluies diluviennes, estimées entre 5 et 10 centimètres supplémentaires avec des pointes à 20 centimètres dans certains secteurs, risquaient de provoquer des inondations et des glissements de terrain. Ces derniers sont des coulées de boue ou de roches déclenchées par des pluies intenses, particulièrement dangereuses dans les zones montagneuses comme la Sierra Madre. Le Centre national des ouragans a alerté sur la possibilité de houle importante, c’est-à-dire des vagues anormalement hautes, qui pouvaient aggraver les dégâts côtiers. Ces phénomènes étaient attendus jusqu’au jeudi 15 octobre dans les États de Colima, Jalisco, Nayarit et Sinaloa.

Réactions des autorités

Face à l’arrivée de Simon, les autorités mexicaines ont pris des mesures pour protéger la population. L’État de Jalisco a suspendu les cours dans 22 municipalités côtières dès le vendredi 9 octobre et a commencé à évacuer les habitants des zones les plus exposées. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a appelé via le réseau social X (anciennement Twitter) les résidents des États de Jalisco, Colima, Nayarit et Michoacán à rester chez eux ou dans des abris sécurisés jusqu’à ce que le danger soit écarté. Elle a insisté sur l’importance de suivre les consignes de la protection civile, un service public chargé de gérer les risques naturels. Des patrouilles de la Garde nationale (une force de sécurité mexicaine) et de la police ont circulé dans Puerto Vallarta pour rappeler aux rares personnes encore présentes sur les lieux de se mettre à l’abri, notamment sur la promenade en bord de mer, fermée au public.

Ce que ça pourrait changer

Malgré les alertes, certains touristes n’ont pas quitté *Puerto Vallarta* à l’approche de *Simon*. Deux visiteurs, *Ricardo Ramírez* et *Brenda Villarreal*, originaires de *Guadalajara* (capitale de l’État de *Jalisco*), sont restés dans la ville pour chercher de la nourriture sur la promenade, fermée par les autorités. Ils ont avoué ne pas être préparés à affronter un ouragan, n’ayant jamais vécu une telle situation auparavant. Les policiers, utilisant des mégaphones, ont tenté de les convaincre de se mettre en sécurité, mais certains touristes ont continué à circuler, ignorant l’ampleur des risques. Le secteur du tourisme a été invité à orienter travailleurs et visiteurs vers des abris ou des zones sûres, mais cette consigne n’a pas été suivie par tous.

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