NapseflowNapseflow
Géopolitique

Nétanyahou rejette le plan de Trump pour Gaza, au risque de s’aliéner Washington

Courrier International · mis à jour il y a 23 j

Le Premier ministre israélien s’est fermement opposé dimanche à la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, affirmant que Tsahal ne se retirerait pas de Gaza tant que le groupe islamiste ne serait pas totalement désarmé. Pour la presse internationale, Nétanyahou joue un jeu “très dangereux” au risque de fragiliser un peu plus ses relations avec Washington..

Plan Trump pour Gaza

Le 9 août 2026, Donald Trump a proposé une feuille de route en 15 points pour mettre fin au conflit à Gaza. Ce plan prévoit un désarmement progressif du Hamas, groupe islamiste palestinien, ainsi qu'un retrait partiel de l'armée israélienne (Tsahal). En contrepartie, une force internationale de stabilisation remplacerait Tsahal, tandis qu'une nouvelle police palestinienne serait formée. Le Hamas a accepté ce plan, affirmant être prêt à le mettre en œuvre. Cependant, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou l'a rejeté, exigeant un désarmement total et vérifiable du Hamas avant tout retrait israélien.

Réaction de Nétanyahou

Benyamin Nétanyahou, chef du gouvernement israélien, a clairement indiqué qu'Israël ne quitterait pas Gaza tant que le Hamas ne serait pas totalement désarmé. Il a qualifié le désarmement proposé par le plan Trump de « fictif », soulignant que l'armée israélienne (Tsahal) resterait présente pour des raisons de sécurité. Cette position a été critiquée par plusieurs médias internationaux, qui y voient un risque de fragiliser les relations entre Israël et les États-Unis. Nétanyahou est sous pression de sa coalition de droite, qui exige une ligne dure envers le Hamas, notamment à l'approche des législatives israéliennes prévues le 27 octobre 2026.

Enjeux politiques

Les élections législatives israéliennes de fin octobre 2026 jouent un rôle clé dans cette crise. Nétanyahou, déjà fragilisé par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, doit composer avec les exigences de ses alliés de droite, qui rejettent toute concession envers le Hamas. Aux États-Unis, la relation entre Nétanyahou et Donald Trump, bien que tendue, reste stratégique. Cependant, une partie de l'opinion publique américaine, notamment au sein du Parti démocrate, se rapproche de la cause palestinienne. Trump pourrait donc être tenté de faire pression sur Israël pour avancer dans les négociations, au risque de s'aliéner certains de ses soutiens traditionnels.

Conséquences régionales

Le rejet du plan Trump par Nétanyahou complique la mise en œuvre d'un accord de paix à Gaza. Le Hamas, bien qu'ayant accepté le plan, pourrait voir ses engagements remis en question par Israël. La Cisjordanie, territoire palestinien occupé, est également concernée : une journaliste d'Al-Jazeera à Bethléem estime que les conditions posées par Nétanyahou rendent la feuille de route « extrêmement problématique ». Sans le soutien d'Israël, le Conseil de la Paix (créé par Trump) dispose de peu de moyens pour faire avancer le processus de désarmement et de stabilisation.

Réactions internationales

Les médias internationaux analysent cette crise sous différents angles. The Washington Post parle d'un « nouveau revers » pour le plan de paix de Trump, tandis que The New York Times souligne les divergences croissantes entre Nétanyahou et Trump, malgré leur alliance contre l'Iran. Al-Jazeera évoque un « jeu très dangereux » pour Israël, dont l'image se dégrade aux États-Unis. The Guardian met en garde contre le risque pour Trump de devoir choisir entre aliéner ses alliés pro-israéliens ou laisser le plan de paix s'enliser indéfiniment.

Ce que ça pourrait changer

Les législatives israéliennes du 27 octobre 2026 approchent, et Nétanyahou doit concilier ses promesses électorales avec les exigences américaines. Une source anonyme de la Maison-Blanche a minimisé l'impact des déclarations de Nétanyahou, affirmant que la réduction des frappes israéliennes sur Gaza restait une priorité pour les États-Unis. Cependant, cette position pourrait évoluer si la pression politique intérieure aux États-Unis s'intensifie, notamment en raison du rapprochement entre une partie du Parti démocrate et la cause palestinienne.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.