Santé-environnement : un référentiel AFNOR pour intégrer l’approche « Une seule santé » dans les organisations
Santé-environnement : un référentiel AFNOR pour intégrer l’approche « Une seule santé » dans les organisations Santé Urbanisme et environnement Environnement.
L’AFNOR (Association Française de Normalisation), organisme français de référence en matière de normes, a publié un référentiel intitulé « One Health – Une seule santé » le 14 octobre 2026. Ce document vise à intégrer une approche globale de la santé, appelée « Une seule santé » (One Health en anglais), dans la gestion des organisations. L’objectif est de prendre en compte les liens entre la santé humaine, animale, végétale et environnementale de manière coordonnée. Ce référentiel a été élaboré sous la coordination de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), un établissement public français spécialisé dans l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux. Trente-trois acteurs publics et privés ont participé à sa création, reflétant une approche collaborative et multisectorielle.
L’approche « Une seule santé » (One Health) est un concept qui reconnaît que la santé des humains, des animaux, des plantes et de l’environnement sont interdépendantes. Par exemple, une maladie animale peut se transmettre à l’homme (zoonose), comme le montre la pandémie de COVID-19. Les écosystèmes dégradés, comme la déforestation ou la pollution, favorisent l’émergence de nouveaux pathogènes. Ce référentiel propose une méthode commune pour que les organisations, qu’elles soient publiques ou privées, intègrent cette approche dans leur gestion quotidienne. Il s’agit de rompre avec une vision cloisonnée de la santé et de promouvoir des actions coordonnées entre les différents secteurs (agriculture, santé, environnement, etc.).
Le référentiel a été développé avec la participation de 33 acteurs, incluant des institutions publiques comme l’Anses, des ministères, des entreprises et des associations. Parmi les acteurs clés, on trouve également des représentants du monde agricole, de la santé animale et de la recherche. L’objectif principal est de fournir un cadre méthodologique pour que les organisations puissent évaluer et réduire les risques sanitaires liés aux interactions entre humains, animaux, plantes et environnement. Ce cadre vise à améliorer la résilience des systèmes de santé et à anticiper les crises sanitaires futures. Il s’inscrit dans une logique de prévention et de gestion intégrée des risques.
Ce référentiel est destiné à être utilisé par un large éventail d’organisations, des entreprises industrielles aux collectivités locales, en passant par les acteurs de la santé publique. Il propose des outils concrets pour identifier les risques sanitaires liés à l’environnement, comme la pollution de l’air ou la résistance aux antibiotiques, et pour mettre en place des actions correctives. Par exemple, une entreprise agricole pourrait l’utiliser pour réduire l’usage de pesticides et limiter leur impact sur la santé humaine et les écosystèmes. L’approche vise également à renforcer la coopération entre les différents acteurs pour une gestion plus efficace des crises sanitaires, comme les épidémies ou les contaminations alimentaires.

