Le candidat péquiste François Gariépy plongé dans la controverse
Le chef du Parti québécois s'est porté à la défense de son candidat..
François Gariépy a été officiellement présenté comme candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription électorale de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, située dans la région de Québec. Cette annonce a été faite le 21 août 2026. Ancien journaliste à Radio X, il a travaillé pour le magazine Urbania et participé à des podcasts. Le PQ, parti politique souverainiste québécois, mise sur son expérience médiatique pour représenter cette région lors des prochaines élections provinciales. Charlevoix–Côte-de-Beaupré est une circonscription rurale et touristique, connue pour ses paysages naturels et son économie axée sur l’agriculture et le tourisme.
Des propos et des écrits de François Gariépy, datant de son passage à Urbania et de ses participations à des podcasts, ont refait surface et provoqué une vive polémique. Ces textes et interventions, jugés explicites et misogynes, ciblent particulièrement les femmes de 55 ans et plus. Ils ont été critiqués par des figures politiques, dont France-Élaine Duranceau, ministre libérale, qui a qualifié Gariépy de disgracieux sur le réseau social X (anciennement Twitter). Ces révélations ont mis en lumière son passé de journaliste et ses prises de position passées, relançant le débat sur la responsabilité des personnalités publiques face à leurs anciens écrits.
Les partis politiques adverses, notamment le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ), ont réagi avec fermeté. Charles Milliard, chef du PLQ, a qualifié les propos de Gariépy de totalement inacceptables, soulignant que personne dans son parti ne les trouverait justifiables. De son côté, France-Élaine Duranceau, ministre libérale, a exprimé son indignation, estimant que ces propos ne devraient pas être tolérés dans l’espace public. Ces réactions s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques accrues à l’approche des élections provinciales, où chaque parti cherche à se positionner sur des enjeux sociétaux.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a pris la défense de son candidat en affirmant qu’il ne retirerait pas sa candidature. Il a déclaré que Gariépy ne serait pas cancellé pour des écrits datant de 15 ans, soulignant que cela équivaudrait à empêcher un journaliste de participer à la vie démocratique. Cette position reflète une volonté du PQ de ne pas céder à la pression des autres partis, tout en défendant la liberté d’expression. Le parti a également rappelé que Gariépy avait présenté des excuses pour ses anciens propos, bien que cela n’ait pas suffi à apaiser les critiques.
Cette controverse survient à un moment clé pour le Parti québécois, qui cherche à regagner du terrain face à ses adversaires. Le PQ, historiquement un parti majeur au Québec, a vu son influence décliner ces dernières années. La décision de maintenir Gariépy comme candidat pourrait avoir des répercussions sur l’image du parti, notamment auprès des électeurs sensibles aux questions d’égalité et de respect. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si cette polémique affectera ou non les intentions de vote dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré et ailleurs au Québec.

