Inscription sur les listes des experts judiciaires : régime de la demande de transfert
Inscription sur les listes des experts judiciaires : régime de la demande de transfert Organisation judiciaire Procédure civile.
Un expert judiciaire inscrit sur la liste d’une cour d’appel peut demander son transfert vers la liste d’une autre cour d’appel. Cette demande est juridiquement considérée comme une réinscription dans un nouveau registre. Elle doit être formulée avant le 1er mars de l’année précédant celle où la nouvelle liste des experts sera établie. Par exemple, pour une réinscription en 2027, la demande doit être envoyée avant le 1er mars 2026. Cette procédure permet à l’expert de changer de juridiction tout en conservant sa qualité d’expert judiciaire, sous réserve de l’acceptation par la nouvelle cour.
En attendant la décision finale sur sa réinscription, l’expert peut être maintenu sur la liste initiale de sa cour d’appel d’origine. Cette mesure est prise par le premier président de la cour, qui est le magistrat à la tête de la cour d’appel. Ce maintien temporaire permet à l’expert de continuer à exercer sans interruption, le temps que sa demande soit examinée. Cette disposition évite une rupture dans son activité professionnelle, tout en laissant le temps à la nouvelle cour d’évaluer sa candidature.
Le refus de réinscription d’un expert sur la liste d’une cour d’appel n’est ni une sanction disciplinaire ni une décision qui porte atteinte à un droit acquis. Cela signifie que l’expert ne peut pas contester ce refus en invoquant un droit à rester inscrit, comme il pourrait le faire pour une décision punitive. Le refus est simplement une évaluation de son adéquation avec les besoins de la nouvelle cour. Dans ce cas, l’expert peut soit renoncer à son transfert, soit présenter une nouvelle demande ultérieurement, en tenant compte des motifs du refus.
La procédure de transfert est encadrée par un calendrier précis. La demande doit être envoyée avant le 1er mars de l’année précédant l’établissement de la nouvelle liste. Par exemple, pour une liste valable à partir de 2027, la demande doit être déposée avant le 1er mars 2026. Ce délai permet aux cours d’appel de traiter les demandes et d’établir les nouvelles listes dans les temps. L’expert doit donc anticiper cette échéance pour éviter tout retard dans son activité professionnelle.
Le *premier président* est un magistrat qui dirige une cour d’appel. Dans le cadre d’une demande de transfert, il joue un rôle clé en décidant, le cas échéant, de maintenir l’expert sur la liste initiale en attendant la décision finale. Cette prérogative lui permet d’assurer la continuité du service judiciaire tout en laissant le temps à la nouvelle cour d’examiner la candidature. Son intervention est temporaire et ne préjuge pas de la décision définitive sur la réinscription.

