Actualisation de la liste des espèces soumises à gestion adaptative
Actualisation de la liste des espèces soumises à gestion adaptative Rural Pollutions, Risques et Nuisances.
Le 5 octobre 2026, un décret portant le numéro 2026-927 a été publié pour actualiser la liste des espèces soumises à une gestion adaptative en France. Ce décret s’appuie sur l’article D. 425-20-1 du code de l’environnement, qui encadre les règles de protection et de gestion des espèces sauvages. La gestion adaptative désigne une approche flexible visant à ajuster les mesures de protection ou d’exploitation des espèces en fonction de leur état de conservation et des données scientifiques disponibles. Ce système permet de concilier préservation de la biodiversité et activités humaines comme la chasse ou l’agriculture. Le décret est entré en vigueur le jour même de sa publication, marquant une mise à jour officielle des règles en vigueur.
Le décret du 5 octobre 2026 fait suite à un arrêté ministériel publié le 8 septembre 2026, lui-même modifié par un autre arrêté du 3 septembre 2026. Cet arrêté concerne la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire français, définie par l’arrêté du 29 octobre 2009. Parmi les changements majeurs, le Grand tétras (un gallinacé emblématique des forêts montagneuses) a été retiré de la liste des espèces chassables. Désormais, cette espèce est strictement protégée, ce qui signifie qu’elle ne peut plus être chassée ni perturbée intentionnellement. Cette décision s’inscrit dans un contexte de déclin démographique de l’espèce, justifiant un renforcement de sa protection.
La protection stricte du Grand tétras s’ajoute aux autres mesures de conservation déjà en place pour les oiseaux sauvages en France. Le code de l’environnement et les arrêtés ministériels qui en découlent définissent les espèces protégées, les interdictions associées (chasse, destruction des habitats, etc.) et les sanctions en cas de non-respect. La gestion adaptative permet d’ajuster ces règles en fonction des évolutions scientifiques ou écologiques. Par exemple, une espèce peut passer d’une catégorie protégée à une catégorie chassable si son état de conservation s’améliore, et inversement. Cette approche vise à éviter la disparition d’espèces tout en tenant compte des réalités socio-économiques locales.
Les décisions prises par les arrêtés et décrets sont le fruit d’un travail conjoint entre les ministères chargés de l’écologie et de la chasse, ainsi que des experts scientifiques. Le Grand tétras, par exemple, a vu son statut évoluer en raison de son déclin dans certaines régions, notamment en raison de la fragmentation de son habitat et des changements climatiques. Les associations de protection de la nature et les chasseurs ont également été consultés pour concilier les enjeux de conservation et les pratiques traditionnelles. La France, comme d’autres pays européens, applique ainsi les directives de l’*Union européenne* en matière de protection de la biodiversité, tout en adaptant ses règles à son contexte national.

